Tous les matins du monde naissent et meurent en Corse

À la manière de, à a manera di

ADN, je signe la pétition  Samedi 13 Octobre 2007

J'ai signé la pétition touche pas à mon ADN. J'ai donc rejoint le troupeau de près de 200.000 personnes qui s'inquiètent des menées sarkozystes. Quant à moi je m'interroge sur l'utilité de telles manifestations qui, j'en ai bien peur, ne servent qu'à se donner bonne conscience. Et j'ai bonne conscience, nom de Dieu.

ADN, je signe la pétition
La pétition lancée par Charlie Hebdo "Touche pas à mon ADN" rencontre un succès puisque 200.000 personnes l'ont signée. À franchement parler c'est un peu l'auberge espagnole cette pétition. Les anti-sarkozystes s'y défoulent joyeusement à défaut d'autres champs de bataille.

J'ai lu l'amendement ADN revu et corrigé par le Sénat. Très franchement il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Le test sera payé par la France et n'aura lieu que sur la base du volontariat. Autant dire que le pétard a pris l'eau. Le pire qui pourrait arriver à la France serait un tsunami de demandes de test. À 220 euros le test, bonjour les dépenses. Je crois très sérieusement que l'offensive de Mariani a fait long feu. Alors pourquoi signer? Tout simplement parce que Nicolas Sarkozy à qui je souhaitais bonne réussite il y a six mois me donne désormais des boutons. Cet homme n'est qu'apparence et météorisme. À quand la flatulence? Mais il a oublié d'être con. Il a compris, le petit homme de Neuilly, que les riches ne pouvaient s'enrichir que sur le dos des classes moyennes. Les pauvres? Plus grand chose à leur faire cracher. Les riches, ce sont copains et coquins. On ne touche pas et quand on peut on leur fait des cadeaux. Il reste les vertueux petits bourgeois, les petits patrons, les petits commerçants, bref cette catégorie de contribuables trayables et corvéables à merci.

Il n'empêche qu'il faut flatter le peuple, cette entité bovine qui tous les cinq ans vote pour les mêmes (de droite comme de gauche), passe cinq ans à gueuler qu'il s'est fait mettre dans les grandes longueurs et le jour du vote, reconduit le pacs. À la limite, les Français ont ce qu'ils méritent. Depuis toujours ils votent pour la caricature d'eux mêmes, je veux parler des hommes politiques. Alors, je sais, c'est poujadiste de parler ainsi. Eh bien, je m'en fous. J'en ai rencontré des Rocard, des Caresche et tant d'autres qui semblaient sorti du même moule. Du cynisme, encore du cynisme et toujours du cynisme, voilà ce qu'ils ont retenu de la révolution de 1789. Et ils n'ont pas changé sinon que désormais ils se reproduisent entre eux.

L'amendement ADn a donc été pour moi le signal que ceusses du pouvoir, persuadés de nager en état de grâce, pensaient tout pouvoir se permettre. Et quand on est salaud on l'est vraiment. On commence d'abord par taper sur les plus faibles: les pauvres, les immigrés, les sans-papiers. Puis, faute de résistance, on remonte l'échelle. Et chaque jour, c'est un peu mieux. Les peines planchers pour les récidivistes, l'impunité pour les copains d'EADS, la matraque pour les victimes des délocalisations, les yachts pour les amis du président… Jamais la situation en France n'a été aussi caricaturale. François Mitterrand, c'était pas mal non plus mais au moins le Vieux avait la pudeur de cacher ses turpitudes. Giscard d'Estaing courait la gueuse en vois tu en voilà. Mais il se planquait. Désormais la bande à Nico a inventé le droit de cuissage social. Non seulement, on se la fait mettre profond, profond. Mais en plus il faudrait qu'on en redemande et qu'on paie pour ça.

C'est pourquoi j'ai pris ma carte syndicale à la FSU et que j'ai signé la pétition Touche pas à mon ADN. Tant qu'à se faire niquer par Nicolas autant se battre et en même temps lancer un avertissement à la gauche bien pensante que personne n'est dupe.

le Samedi 13 Octobre 2007 à 17:41 | Permalien | Commentaires (1)


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Le salut au drapeau du Lion de Belfort  Vendredi 02 Mars 2007

Je m'étais amusé à écrire ce texte pour mon livre "Lette ouverte aux anti-corses" éd. DCL et je l'avais donnné au site lecyrnaute.com. C'est un pastiche de Déroulède qui s'appuie sur la formidable adaptation de Paul Reboux. En médaillon, le ridicule poète du nationalisme français, Paul Déroulède.

Le salut au drapeau du Lion de Belfort
C'était un géant, un beau capitaine;
Il s'appelait Jean-Pierre Chevénement
À Belfort, âgé de soixante-dix ans à peine,
Il avait gagné ses galons de laine.
Cinquante kilos tout mouillé,
C'était un aigle, un beau capitaine;
Il s'appelait Jean-Pierre Chevénement.

Nous en avons eu de ces fils de France,
Comme lui vaillants, braves comme lui;
Sur son front brillait la mâle espérance;
Méprisant la mort, narguant la souffrance,
Toujours en avant, jamais il n'a fui.
Nous en avons eu de ces fils de France,
Comme lui vaillants, braves comme lui

Dans les rues de Belfort, il était, l'hercule,
Le porte drapeau de ses partisans.
Quand il marchait au feu, pas un ne recule
Georges Sarre et autres héros
Vous avez connu, ce géant au petit parti
Dans les rues de Belfort, il était, l'hercule,
Le porte drapeau de ses partisans.

Durant quatre mois on soutint le siège;
On mangea le chiens, les chevaux., les rats,
Narguant la famine et tout son cortège,
La poitrine au feu, les pieds dans la neige;
Et, seuls, les pruneaux ne manquèrent pas.
Durant quatre mois on soutint le siège
On mangea les chiens, les chevaux, les rats.

Un bruit se fait jour: la France est trahie!»
Et Jospin écrit: “Livrez les drapeaux !”
De quel deuil alors son âme est meurtrie!
Faut il donc remettre, ô cher Parti
Ta plus pure gloire aux mains des Bobos?
Un bruit se fait jour « La France est trahie”
Et Jospin écrit :”Livrez les drapeaux 1 .

Dans ses doigts il tient t'étoffe sacrée
Sur sa face mâle ruissellent des pleurs.
Jamais, a t-il dit, ô race abhorrée,
Jamais, moi vivant, ces bourgeois dorés
Ne verront l'éclat de nos trois couleurs!
Dans ses doigts il tient l'étoffe sacrée;
Sur sa face mâle ruisslent des pleurs.

Il étend sa lèvre à la moustache gauloise
Comme pour baiser le noble étendard,
Lorsque, tout à coup, l'air fier, il dégoise
Et Si j'le dévorais cette bannière de nos pères
Contre les Bobos il n'est de plus sûr rempart I »
Il outre sa lèvre à moustache gauloise
Comme pour baiser le noble étendard.

Il mangea le bleu, le blanc, puis le rouge;
Son cœur est trop haut pour un haut le cœur.
Sur son front d'airain pas un pli ne bouge;
Masque qu'on dirait sculpté par la gouge,
Du festin sublime il reste' vainqueur;
Il mangea le bleu, le blanc, puis le rouge
Son cour est trop haut peur un haut le cœur !

Puis, après la rose il mangea la hampe
Ce fut le plus dur, le plus valeureux:
On l'avait taillée en chêne d'Etampe
Mais lui, de l'aubier surpassait la trempe,
Étant de ce bois dont on fait les preux
Donc, après la rose, il mangea la hampe
Ce fut le plus dur, le plus valeureux.

Il murmurait Jaurès et le mangeait
Il murmurait Barrès et le dévorait
Tout à couple Lion de Belfort devint blême
Et le coq gaulois, de ce cœur l'emblême,
N'admit point l'oiseau qui capitula.
Il murmurait: France! et mangeait, quand même...
Et puis, d'un seul coup, son cour éclata!

Qui, de France se souvient aujourd'hui
De l'aigle félin dont un jour elle accoucha
Et, qui plutôt que de se rendre à l'ennemi
Mourir en dévorant les couleurs et la rose préféra.
Il s'appellait Jean-Pierre Chevènement
Héros de Belfort qu'on surnommait gentillement
Chèvé, puis Che puis ch... puis le néant.

Hier ministre des armées, avec courage il démissionna
Alors que la guerre venait d'éclater quelque part là-bas.
Ce patriote avait préféré dire non plutôt que d'y aller.
Honneur à toi, Chèvenement, de tes collines le condor
Mais d'un œil car toujours tu veilles sur le territoire de Belfort.
Chevènement ton nom sonne comme ralliement
Toi qu'on désgine comme Monsieur 1%.


le Vendredi 02 Mars 2007 à 10:06 | Permalien | Commentaires (0)


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Non merci  Vendredi 02 Mars 2007

À la façon d'Edmond Rostand. J'avais écrit ce texte il y a de cela dix ans en m'aidant du génie de René Buzelin.

Non merci
Toujours à Paris dire oui. En toutes circonstances !
Passer pour un con et étouffer ses sens.
Prendre résolument la France pour patron
Devenir son valet ou plutôt son paillasson
Se couvrir de son nom et oublier les Corses
De notre tronc afin de bomber le torse.
Non merci ! Pour ce oui, marchant toujours à fond
Devrais-je agir ainsi que les clans le font
Prêts à tous les emplois, même les plus sinistres
Pourvu qu'on fasse d'eux des semblants de ministres ?
Non merci ! À l'instar d'un Camille tout rafistolé
Faire des ronds de jambe et plier du mollet ;
Puis, en fin de congrès, exhorter une salle
À faire comme lui, des souplesses dorsales ?
Non merci ! Ménager prudemment la chèvre et le chou
En approuvant le « oui » ou le « non » selon le goût,
Jusqu'à ce qu'en un coin propice, on s'intercale
Comme l'ont toujours fait les vieilles barbes radicales ?
Non merci ! S'être enrichi sa vie durant
En lisière de la morale et soudain vieillissant
Brandir l'étendard du gaullisme agonisant
Au nom de la France, rampez et croassez
Député par la grâce de Dieu à défaut d'être élu
Par les citoyens, le vote, l'urne et la vertu
Voilà donc ce marquis de Santini
Qui en pleine extase crie « Oui encore oui »
Brandit les trois couleurs et dévore le drapeau
D'une France dont les cloches sonnent faux.
Non merci ! Glorifier ici police et justice spéciales
Et complimenter là de la République les bacchanales
Fréquenter à Paris du pouvoir les conciles
Arpenter les couloirs en restant toujours dociles
Non merci !. Essayer de se faire un renom
En prononçant des « oui » quand on pense souvent « non ».
Non merci ! ! Dans les cafés fréquentés par les têtes
Très ostensiblement, étaler les gazettes
Libé, Canard ou Figaro, afin qu'autour de soi
On se dise « Palsembleu, voilà d'un bon Français ? »
Non merci ! Et si ces journaux sont bien les vôtres
Désirer en secret qu'on censure tous les autres.
Non merci ! Non merci ! Non, merci ! Mais voter
Pour que la Corse au lieu de vivoter
Puisse à fond respirer, au grand air, à l'air libre,
Et faire entendre, au loin, sa jeune voix qui vibre !
Ainsi la verra-t-on prendre un nouveau départ,
Sans qu'on soit obligé d'en rien rendre à un César.
Alors oui, cent fois, oui encore, oui merci.

le Vendredi 02 Mars 2007 à 10:00 | Permalien | Commentaires (0)



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Gabriel Xavier Culioli



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