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Une chanson tellement française  Vendredi 04 Janvier 2008


J'adôôôôre la chanson réaliste qui a notre répertoire national ce que le blues est au répertoire américain. Les paroles sont fatales et fatalistes parfois grotesques. En voilà une qui préfigurait l'attitude de la France envers l'envahisseur allemand. Elle était prémonitoire puisqu'écrite en 1913 par Daniderff et Lemonnier 1913, elle fut chantée par Mistinguet. Pour les ignorants un Allemand est certes un Boche, un Chleu mais aussi un Fritz, un Fridolin ou un Frisé.

Moi quand je danse avec mon grand frisé
Hop je sais pas il a une façon de m'enlacer
J'en perds la tête
Je suis comme une bête
Y'a pas moi je suis sa chose à lui
Je l'ai dans le sang quoi c'est mon chéri
Et moi je l'aime je l'aime mon grand frisé

Il me cogne il me démolit il me crève
Mais que voulez vous moi j'aime ça
Après je m'endort dans un rêve
En me pelotonnant bien dans ses bras
Je me revois lorsque j'étais toute gosse
Et que me câlinait ma maman
J'ai tué le chagrin en faisant la noce
Aussi tout ce qu'il me reste maintenant
C'est lui mon homme
Moi quand je danse avec le grand frisé

Je sais pas il a une façon de m'enlacer
J'en perds la tête
Je suis comme une bête
Y'a pas je suis sa chose à lui
Y'a pas je suis sa chose à lui
Je l'ai dans le sang quoi c'est mon chéri
Et moi je l'aime je l'aime mon grand frisé

le Vendredi 04 Janvier 2008 à 14:04 | Permalien | Commentaires (0)


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Gabriel Xavier Culioli



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