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Aux larmes citoyens
Un des policiers suspendus à Amiens est proche du Front national Samedi 09 Février 2008
L'un des trois fonctionnaires serait marié à une élue du parti d'extrême-droite et aurait participé à des campagnes électorales. Au total, cinq personnes ont été placées en garde à vue après avoir fait irruption dans un pub au cri de "sieg heil", avant de trinquer en criant des propos violemment antisémites.
eux des trois policiers de la brigade anticriminalité d'Amiens suspendus par leur hiérarchie pour antisémitisme ont des liens avec l'extrême-droite, a-t-on appris vendredi soir 8 février de source proche de l'enquête.
Selon cette source, l'un des policiers a fait des campagnes pour le Front national (FN). Et selon Le Courier Picard, il serait marié à une élue de ce parti. Un autre des policiers serait représentant de la FPIP (Fédération professionnelle indépendante de la police), un syndicat minoritaire d'extrême droite.
Les deux policiers se sont revendiqués du mouvement White Power, un groupuscule néonazi.
Au total, cinq personnes, dont les trois policiers, ont été placées à vue jeudi et vendredi à la suite de propos racistes présumés tenus dans un bar d'Amiens, dans la nuit du 1er au 2 février.
Selon les témoins, le groupe aurait fait irruption vers 23h30 dans le pub "My Goodness", à Amiens, aux cris de "sieg heil" avant de trinquer en criant des propos violemment antisémites entrecoupés de saluts hitlériens.
Les trois policiers -un brigadier chef d'une quarantaine d'années et deux gardiens de la paix trentenaires-, étaient en civil et avaient quitté leur service une demi-heure plus tôt, selon une source policière.
Les cinq suspects ont été placés en garde à vue successivement entre jeudi et vendredi, a indiqué le procureur de la République d'Amiens Patrick Beau, qui a ouvert jeudi une enquête préliminaire. Trois gardes à vue ont été prolongées de 24 heures, vendredi en fin de journée et les autres devaient l'être dans la soirée.
La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a déclaré qu'elle se porterait partie civile et qu'elle apporterait son soutien au patron du bar si les faits étaient confirmés.
A la demande de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, les trois policiers ont fait "l'objet d'une suspension administrative immédiate". De plus, "une enquête disciplinaire est engagée par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), parallèlement à celle établie dans un cadre judiciaire pour provocation à la haine raciale et apologie de crimes contre l'humanité".
Michèle Alliot-Marie fait part de son "indignation" et "condamne avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables", rappelant "son rejet absolu de toutes les formes de racisme et d'antisémitisme". "Le comportement de ces fonctionnaires est en contradiction totale avec la déontologie de la police nationale et son action quotidienne contre toutes les formes de discrimination", souligne le communiqué.
Le patron du bar a porté plainte jeudi pour "menaces sous conditions", a-t-on appris auprès de son avocat. Il affirme que les policiers l'auraient menacé de représailles si cette affaire s'ébruitait, et notamment de faire fermer son établissement.
Selon le patron du bar, le groupe était passablement "énervé" lors de son arrivée dans l'établissement et s'est "lancé dans des diatribes verbales accompagnées de gestes en rapport", a expliqué maître Delarue. "Ils ont tenu des propos racistes, antisémites et xénophobes", a-t-il précisé.
"Un employé leur a demandé d'arrêter ou de quitter le bar, ce qui manifestement ne les a pas freinés. Le patron leur a demandé à son tour. Et ils ont fini par partir, tout en le menaçant de représailles si la chose s'ébruitait", a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait à la fois de menaces "le concernant mais aussi en rapport avec son activité professionnelle".
Selon l'avocat, son client a immédiatement eu l'intention de porter plainte, tout en "n'étant pas insensible aux menaces". "Cinq jours après, il reste extrêmement choqué", a-t-il ajouté.
Les témoignages de plusieurs clients du bar, "scandalisés et horrifiés" par la scène à laquelle ils ont assistée, ont été recueillis par le patron et transmis à la police, a indiqué maître Delarue.
De plus, deux employés du bar d'origine africaine auraient également été "pris à partie" par les policiers, toujours selon l'avocat.
Mon commentaire: ce que je trouve inquiétant, outre les faits eux-mêmes, c'est la façon dont la hiérarchie policière insiste sur la bonne notation de ces fonctionnaires affirmant que l'acte est incompréhensible. Je ne peux pas croire que dans le passé, ces cow-boys n'aient pas témoigné de leurs opinions avec la même virulence. On peut imaginer le type d'arrestation que ce genre de policiers faisaient subir à des immigrés ou à des personnes de couleur. Il aura fallu qu'ils soient complètement bourrés et dépassent les limites pour enfin être coincés. J'espère très franchement qu'ils vont être virés et que cela servira d'exemple. J'espère aussi que le syndicat auquel appartenait certains de ces sbires donneront des explications. Enfin le ministère doit justifier d'avoir employé dans des missions aussi sensibles que celles de la BAC des individus pareils. Quant au Front national qui se veut respectable, il faudrait qu'il fasse le ménage dans ses rangs.
En tant qu'ancien gaucho, j'imagine le scandale (qui serait moindre que celui du racisme) si des policiers arrivaient dans un établissement bien comme il faut en chantant l'internationale et en hurlant "les bourgeois à la lanterne". Le racisme est une médiocrité. L'antisémitisme après la Shoah une infâme dégueulasserie. Et se réclamer de l'idéologie hitlérienne ne mérite aucune discussion.
Selon cette source, l'un des policiers a fait des campagnes pour le Front national (FN). Et selon Le Courier Picard, il serait marié à une élue de ce parti. Un autre des policiers serait représentant de la FPIP (Fédération professionnelle indépendante de la police), un syndicat minoritaire d'extrême droite.
Les deux policiers se sont revendiqués du mouvement White Power, un groupuscule néonazi.
Au total, cinq personnes, dont les trois policiers, ont été placées à vue jeudi et vendredi à la suite de propos racistes présumés tenus dans un bar d'Amiens, dans la nuit du 1er au 2 février.
Selon les témoins, le groupe aurait fait irruption vers 23h30 dans le pub "My Goodness", à Amiens, aux cris de "sieg heil" avant de trinquer en criant des propos violemment antisémites entrecoupés de saluts hitlériens.
Les trois policiers -un brigadier chef d'une quarantaine d'années et deux gardiens de la paix trentenaires-, étaient en civil et avaient quitté leur service une demi-heure plus tôt, selon une source policière.
Les cinq suspects ont été placés en garde à vue successivement entre jeudi et vendredi, a indiqué le procureur de la République d'Amiens Patrick Beau, qui a ouvert jeudi une enquête préliminaire. Trois gardes à vue ont été prolongées de 24 heures, vendredi en fin de journée et les autres devaient l'être dans la soirée.
La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a déclaré qu'elle se porterait partie civile et qu'elle apporterait son soutien au patron du bar si les faits étaient confirmés.
A la demande de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, les trois policiers ont fait "l'objet d'une suspension administrative immédiate". De plus, "une enquête disciplinaire est engagée par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), parallèlement à celle établie dans un cadre judiciaire pour provocation à la haine raciale et apologie de crimes contre l'humanité".
Michèle Alliot-Marie fait part de son "indignation" et "condamne avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables", rappelant "son rejet absolu de toutes les formes de racisme et d'antisémitisme". "Le comportement de ces fonctionnaires est en contradiction totale avec la déontologie de la police nationale et son action quotidienne contre toutes les formes de discrimination", souligne le communiqué.
Le patron du bar a porté plainte jeudi pour "menaces sous conditions", a-t-on appris auprès de son avocat. Il affirme que les policiers l'auraient menacé de représailles si cette affaire s'ébruitait, et notamment de faire fermer son établissement.
Selon le patron du bar, le groupe était passablement "énervé" lors de son arrivée dans l'établissement et s'est "lancé dans des diatribes verbales accompagnées de gestes en rapport", a expliqué maître Delarue. "Ils ont tenu des propos racistes, antisémites et xénophobes", a-t-il précisé.
"Un employé leur a demandé d'arrêter ou de quitter le bar, ce qui manifestement ne les a pas freinés. Le patron leur a demandé à son tour. Et ils ont fini par partir, tout en le menaçant de représailles si la chose s'ébruitait", a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait à la fois de menaces "le concernant mais aussi en rapport avec son activité professionnelle".
Selon l'avocat, son client a immédiatement eu l'intention de porter plainte, tout en "n'étant pas insensible aux menaces". "Cinq jours après, il reste extrêmement choqué", a-t-il ajouté.
Les témoignages de plusieurs clients du bar, "scandalisés et horrifiés" par la scène à laquelle ils ont assistée, ont été recueillis par le patron et transmis à la police, a indiqué maître Delarue.
De plus, deux employés du bar d'origine africaine auraient également été "pris à partie" par les policiers, toujours selon l'avocat.
Mon commentaire: ce que je trouve inquiétant, outre les faits eux-mêmes, c'est la façon dont la hiérarchie policière insiste sur la bonne notation de ces fonctionnaires affirmant que l'acte est incompréhensible. Je ne peux pas croire que dans le passé, ces cow-boys n'aient pas témoigné de leurs opinions avec la même virulence. On peut imaginer le type d'arrestation que ce genre de policiers faisaient subir à des immigrés ou à des personnes de couleur. Il aura fallu qu'ils soient complètement bourrés et dépassent les limites pour enfin être coincés. J'espère très franchement qu'ils vont être virés et que cela servira d'exemple. J'espère aussi que le syndicat auquel appartenait certains de ces sbires donneront des explications. Enfin le ministère doit justifier d'avoir employé dans des missions aussi sensibles que celles de la BAC des individus pareils. Quant au Front national qui se veut respectable, il faudrait qu'il fasse le ménage dans ses rangs.
En tant qu'ancien gaucho, j'imagine le scandale (qui serait moindre que celui du racisme) si des policiers arrivaient dans un établissement bien comme il faut en chantant l'internationale et en hurlant "les bourgeois à la lanterne". Le racisme est une médiocrité. L'antisémitisme après la Shoah une infâme dégueulasserie. Et se réclamer de l'idéologie hitlérienne ne mérite aucune discussion.