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Tous les matins du monde naissent et meurent en Corse
À la manière de, à a manera di
Le salut au drapeau du Lion de Belfort Vendredi 02 Mars 2007
Je m'étais amusé à écrire ce texte pour mon livre "Lette ouverte aux anti-corses" éd. DCL et je l'avais donnné au site lecyrnaute.com. C'est un pastiche de Déroulède qui s'appuie sur la formidable adaptation de Paul Reboux. En médaillon, le ridicule poète du nationalisme français, Paul Déroulède.
C'était un géant, un beau capitaine;
Il s’appelait Jean-Pierre Chevénement
À Belfort, âgé de soixante-dix ans à peine,
Il avait gagné ses galons de laine.
Cinquante kilos tout mouillé,
C'était un aigle, un beau capitaine;
Il s’appelait Jean-Pierre Chevénement.
Nous en avons eu de ces fils de France,
Comme lui vaillants, braves comme lui;
Sur son front brillait la mâle espérance;
Méprisant la mort, narguant la souffrance,
Toujours en avant, jamais il n'a fui.
Nous en avons eu de ces fils de France,
Comme lui vaillants, braves comme lui
Dans les rues de Belfort, il était, l'hercule,
Le porte drapeau de ses partisans.
Quand il marchait au feu, pas un ne recule
Georges Sarre et autres héros
Vous avez connu, ce géant au petit parti
Dans les rues de Belfort, il était, l'hercule,
Le porte drapeau de ses partisans.
Durant quatre mois on soutint le siège;
On mangea le chiens, les chevaux., les rats,
Narguant la famine et tout son cortège,
La poitrine au feu, les pieds dans la neige;
Et, seuls, les pruneaux ne manquèrent pas.
Durant quatre mois on soutint le siège
On mangea les chiens, les chevaux, les rats.
Un bruit se fait jour: la France est trahie!»
Et Jospin écrit: “Livrez les drapeaux !”
De quel deuil alors son âme est meurtrie!
Faut il donc remettre, ô cher Parti
Ta plus pure gloire aux mains des Bobos?
Un bruit se fait jour « La France est trahie”
Et Jospin écrit :”Livrez les drapeaux 1 .
Dans ses doigts il tient t'étoffe sacrée
Sur sa face mâle ruissellent des pleurs.
Jamais, a t-il dit, ô race abhorrée,
Jamais, moi vivant, ces bourgeois dorés
Ne verront l'éclat de nos trois couleurs!
Dans ses doigts il tient l'étoffe sacrée;
Sur sa face mâle ruisslent des pleurs.
Il étend sa lèvre à la moustache gauloise
Comme pour baiser le noble étendard,
Lorsque, tout à coup, l’air fier, il dégoise
Et Si j’le dévorais cette bannière de nos pères
Contre les Bobos il n’est de plus sûr rempart I »
Il outre sa lèvre à moustache gauloise
Comme pour baiser le noble étendard.
Il mangea le bleu, le blanc, puis le rouge;
Son cœur est trop haut pour un haut le cœur.
Sur son front d'airain pas un pli ne bouge;
Masque qu'on dirait sculpté par la gouge,
Du festin sublime il reste' vainqueur;
Il mangea le bleu, le blanc, puis le rouge
Son cour est trop haut peur un haut le cœur !
Puis, après la rose il mangea la hampe
Ce fut le plus dur, le plus valeureux:
On l'avait taillée en chêne d'Etampe
Mais lui, de l'aubier surpassait la trempe,
Étant de ce bois dont on fait les preux
Donc, après la rose, il mangea la hampe
Ce fut le plus dur, le plus valeureux.
Il murmurait Jaurès et le mangeait
Il murmurait Barrès et le dévorait
Tout à couple Lion de Belfort devint blême
Et le coq gaulois, de ce cœur l'emblême,
N'admit point l'oiseau qui capitula.
Il murmurait: France! et mangeait, quand même...
Et puis, d'un seul coup, son cour éclata!
Qui, de France se souvient aujourd’hui
De l’aigle félin dont un jour elle accoucha
Et, qui plutôt que de se rendre à l’ennemi
Mourir en dévorant les couleurs et la rose préféra.
Il s’appellait Jean-Pierre Chevènement
Héros de Belfort qu’on surnommait gentillement
Chèvé, puis Che puis ch... puis le néant.
Hier ministre des armées, avec courage il démissionna
Alors que la guerre venait d’éclater quelque part là-bas.
Ce patriote avait préféré dire non plutôt que d’y aller.
Honneur à toi, Chèvenement, de tes collines le condor
Mais d’un œil car toujours tu veilles sur le territoire de Belfort.
Chevènement ton nom sonne comme ralliement
Toi qu’on désgine comme Monsieur 1%.
Il s’appelait Jean-Pierre Chevénement
À Belfort, âgé de soixante-dix ans à peine,
Il avait gagné ses galons de laine.
Cinquante kilos tout mouillé,
C'était un aigle, un beau capitaine;
Il s’appelait Jean-Pierre Chevénement.
Nous en avons eu de ces fils de France,
Comme lui vaillants, braves comme lui;
Sur son front brillait la mâle espérance;
Méprisant la mort, narguant la souffrance,
Toujours en avant, jamais il n'a fui.
Nous en avons eu de ces fils de France,
Comme lui vaillants, braves comme lui
Dans les rues de Belfort, il était, l'hercule,
Le porte drapeau de ses partisans.
Quand il marchait au feu, pas un ne recule
Georges Sarre et autres héros
Vous avez connu, ce géant au petit parti
Dans les rues de Belfort, il était, l'hercule,
Le porte drapeau de ses partisans.
Durant quatre mois on soutint le siège;
On mangea le chiens, les chevaux., les rats,
Narguant la famine et tout son cortège,
La poitrine au feu, les pieds dans la neige;
Et, seuls, les pruneaux ne manquèrent pas.
Durant quatre mois on soutint le siège
On mangea les chiens, les chevaux, les rats.
Un bruit se fait jour: la France est trahie!»
Et Jospin écrit: “Livrez les drapeaux !”
De quel deuil alors son âme est meurtrie!
Faut il donc remettre, ô cher Parti
Ta plus pure gloire aux mains des Bobos?
Un bruit se fait jour « La France est trahie”
Et Jospin écrit :”Livrez les drapeaux 1 .
Dans ses doigts il tient t'étoffe sacrée
Sur sa face mâle ruissellent des pleurs.
Jamais, a t-il dit, ô race abhorrée,
Jamais, moi vivant, ces bourgeois dorés
Ne verront l'éclat de nos trois couleurs!
Dans ses doigts il tient l'étoffe sacrée;
Sur sa face mâle ruisslent des pleurs.
Il étend sa lèvre à la moustache gauloise
Comme pour baiser le noble étendard,
Lorsque, tout à coup, l’air fier, il dégoise
Et Si j’le dévorais cette bannière de nos pères
Contre les Bobos il n’est de plus sûr rempart I »
Il outre sa lèvre à moustache gauloise
Comme pour baiser le noble étendard.
Il mangea le bleu, le blanc, puis le rouge;
Son cœur est trop haut pour un haut le cœur.
Sur son front d'airain pas un pli ne bouge;
Masque qu'on dirait sculpté par la gouge,
Du festin sublime il reste' vainqueur;
Il mangea le bleu, le blanc, puis le rouge
Son cour est trop haut peur un haut le cœur !
Puis, après la rose il mangea la hampe
Ce fut le plus dur, le plus valeureux:
On l'avait taillée en chêne d'Etampe
Mais lui, de l'aubier surpassait la trempe,
Étant de ce bois dont on fait les preux
Donc, après la rose, il mangea la hampe
Ce fut le plus dur, le plus valeureux.
Il murmurait Jaurès et le mangeait
Il murmurait Barrès et le dévorait
Tout à couple Lion de Belfort devint blême
Et le coq gaulois, de ce cœur l'emblême,
N'admit point l'oiseau qui capitula.
Il murmurait: France! et mangeait, quand même...
Et puis, d'un seul coup, son cour éclata!
Qui, de France se souvient aujourd’hui
De l’aigle félin dont un jour elle accoucha
Et, qui plutôt que de se rendre à l’ennemi
Mourir en dévorant les couleurs et la rose préféra.
Il s’appellait Jean-Pierre Chevènement
Héros de Belfort qu’on surnommait gentillement
Chèvé, puis Che puis ch... puis le néant.
Hier ministre des armées, avec courage il démissionna
Alors que la guerre venait d’éclater quelque part là-bas.
Ce patriote avait préféré dire non plutôt que d’y aller.
Honneur à toi, Chèvenement, de tes collines le condor
Mais d’un œil car toujours tu veilles sur le territoire de Belfort.
Chevènement ton nom sonne comme ralliement
Toi qu’on désgine comme Monsieur 1%.