|
|
Tous les matins du monde naissent et meurent en Corse
Coups d'œil, coups de cœur, colpi d'ochju, colpi di cori
Le cyclope de Bonifacio ou le crâne de Polyphème Lundi 07 Mai 2007
Tout le monde connaît l'histoire du cyclope Polyphème qui mangea les compagnons d'Ulysse et qui finit aveuglé par le héros grec. On prétend que le monde des cyclopes était en fait Bonifacio. J'ai trouvé cette photo d'un crâne de cyclope qui aurait pu être celui de Polyphème, corse d'origine ou d'adoption martyrisé par le plus rusé des Grecs, l'homme à la métis.
Fille d'Océan et de Théthys, Mêtis fut présentée comme la première femme de Zeus. Magicienne, elle offrit une potion magique à Cronos, et obligea le Titan à lui restituer ses enfants. Un oracle de Gaïa révéla que le prochain enfant qui naîtrait d'une union chasserait Zeus de l'Olympe. Alors, Zeus avala Métis.
Métis possède deux visages. Les traits du premier serait celui de la déesse de la Prudence. Le second serait celui de l'Intelligence pratique. Tous deux présentent, à cette déesse, un visage ambivalent voir même trompeur, car on lui assigne sous ces visages : l'empreinte de la Ruse. Une ruse qui ménerait à dévoiler deux autres figures emblématiques de la Mythologie gréco-romaine : celle d'Athéna ou Minerve, à la fois déesse de la Sagesse et de la Guerre, et Pandora, le don venu du ciel.
Mais le jour où l'enfant devait naître arriva, et Zeus frappé de vives douleurs demanda à Héphaïstos de lui fendre la tempe. Et, de sa tête sortit la déesse Athéna.
Voici ce qu'écrit Bernard Lafargue, professeur d'Histoire de l'art à l'université de Bordeaux III dans un fameux texte intitulé " De trois pots-de-vin en peinture. D'Ulysse à Alain Laborde »"
"Si le vin est à l'homme ce que l'ambroisie est aux dieux, il a de plus le pouvoir de révéler sa métis. La métis est la qualité qui distingue Ulysse et Dédale parmi tous les héros de la Grèce. Ruse du navigateur, de l'artiste, du filou, du séducteur, du stratège, de l'orateur, du sophiste, du politique, ou du philosophe, la métis est l'art de dénouer à son avantage une situation délicate, et ce avec grâce - charis. Peindre la métis du vin, c'est peindre la stratégie du « pot-de-vin » qui libère les forces de la vie en tranchant un noeud gordien. Je distinguerai ici trois types de métis du pot-de-vin : celle d'Ulysse qui saoule Polyphème d'un kysubion de vin noir pour sauver ses compagnons d'une mort infâme, celle des Still-leven hollandaises du XVIIe siècle où les vidrecomes à moitié pleins/vides murmurent un mémento mori ambivalent, celle enfin d'Alain Laborde qui nous invite à plonger gaiement dans des fonds de peinture à la beauté vineuse. (...)"
Polyphème, le cyclope à l'œil unique représentait l'homme au troisième œil, le chakra situé au centre du front. Ulysse, grâce à sa ruse toute humaine, le crève mais fait aussi perdre à l'humanité cette vision autre.
C'est depuis cette époque que l'homme croit voir avec ses deux yeux mais ne voit rien qui ne soit illusion ou mirage.
Fille d'Océan et de Théthys, Mêtis fut présentée comme la première femme de Zeus. Magicienne, elle offrit une potion magique à Cronos, et obligea le Titan à lui restituer ses enfants. Un oracle de Gaïa révéla que le prochain enfant qui naîtrait d'une union chasserait Zeus de l'Olympe. Alors, Zeus avala Métis.
Métis possède deux visages. Les traits du premier serait celui de la déesse de la Prudence. Le second serait celui de l'Intelligence pratique. Tous deux présentent, à cette déesse, un visage ambivalent voir même trompeur, car on lui assigne sous ces visages : l'empreinte de la Ruse. Une ruse qui ménerait à dévoiler deux autres figures emblématiques de la Mythologie gréco-romaine : celle d'Athéna ou Minerve, à la fois déesse de la Sagesse et de la Guerre, et Pandora, le don venu du ciel.
Mais le jour où l'enfant devait naître arriva, et Zeus frappé de vives douleurs demanda à Héphaïstos de lui fendre la tempe. Et, de sa tête sortit la déesse Athéna.
Voici ce qu'écrit Bernard Lafargue, professeur d'Histoire de l'art à l'université de Bordeaux III dans un fameux texte intitulé " De trois pots-de-vin en peinture. D'Ulysse à Alain Laborde »"
"Si le vin est à l'homme ce que l'ambroisie est aux dieux, il a de plus le pouvoir de révéler sa métis. La métis est la qualité qui distingue Ulysse et Dédale parmi tous les héros de la Grèce. Ruse du navigateur, de l'artiste, du filou, du séducteur, du stratège, de l'orateur, du sophiste, du politique, ou du philosophe, la métis est l'art de dénouer à son avantage une situation délicate, et ce avec grâce - charis. Peindre la métis du vin, c'est peindre la stratégie du « pot-de-vin » qui libère les forces de la vie en tranchant un noeud gordien. Je distinguerai ici trois types de métis du pot-de-vin : celle d'Ulysse qui saoule Polyphème d'un kysubion de vin noir pour sauver ses compagnons d'une mort infâme, celle des Still-leven hollandaises du XVIIe siècle où les vidrecomes à moitié pleins/vides murmurent un mémento mori ambivalent, celle enfin d'Alain Laborde qui nous invite à plonger gaiement dans des fonds de peinture à la beauté vineuse. (...)"
Polyphème, le cyclope à l'œil unique représentait l'homme au troisième œil, le chakra situé au centre du front. Ulysse, grâce à sa ruse toute humaine, le crève mais fait aussi perdre à l'humanité cette vision autre.
C'est depuis cette époque que l'homme croit voir avec ses deux yeux mais ne voit rien qui ne soit illusion ou mirage.