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Tous les matins du monde naissent et meurent en Corse
Aux larmes citoyens
Et plus dure sera la chute… Lundi 21 Janvier 2008
La Bourse de Paris plonge de plus de 6,0% à la mi-séance après avoir enfoncé des points graphiques et retrouvé ses plus bas de juin 2006 sur fond de sinistres dans le secteur financier et de craintes de plus en plus fortes de récession aux États-Unis.
Il s'agit de la plus forte baisse en pourcentage en séance depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York.
La crise du marché du crédit continue de faire des dégâts et touche désormais les rehausseurs de crédit américain, notamment un des géants du secteur Ambac, dont Fitch a abaissé la note de "AAA" à "AA".
En Europe, l'indice ITraxx Xover, baromètre du marché du crédit, continue de se dégrader et s'écarte de 32 points de base à 475, soit ses niveaux de novembre dernier. Les analystes crédit de Société générale parlent de "débâcle".
Vers 13h07, l'indice CAC 40 chute de 6,67% à 4.752,73 points après avoir touché un plus bas depuis la mi-juin 2006 à 4.748,31. Le volume est très étoffé et totalise 7,4 milliards d'euros, dont 5,9 milliards d'euros sur le CAC.
Le CAC avait ouvert en recul de 1,69%. Il avait perdu 5,2% sur l'ensemble de la semaine dernière.
Un analyste technique n'exclut pas un rebond à ces niveaux, avec des rachats de position à découvert tandis que d'autres envisagent une descente vers les 4.700.
"Ça fait un peu purge. On peut imaginer qu'elle sera suivie d'un petit rebond, mais qui ne sera pas forcément durable", commente un gérant.
Les autres places européennes plongent également : Londres de 5,29% et Francfort de 7,22%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 chute de 7,05% et l'EuroFirst 300 de 5,69%.
Ca nous pendait au nez cette crise boursière. La crise américaine des sub primes avait entamé un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis plusieurs mois mais que les économistes feignaient d'ignorer. Comme un troupeau de mouton saisi par la panique, les places boursières du monde entier plongent, se communiquant leurs paniques.
Voici ce que j'en ai compris. Aujourd'hui, il existe un monde de consommateurs, essentiellement le nôtre et un monde de producteurs essentiellement le tiers-monde. J'écris essentiellement car le monde de consommateurs possède aussi ses secteurs de production et celui des producteurs ses propres marchés de consommation.
La Chine a developpé un système basé sur un mensonge des prix notamment celui du pétrole. L'état chinois achète le pétrole au prix du marché et le revend à ses indusriels avec un important rabais de manière à stimuler la production locale notamment dans le bâtiment. Pour payer ce manque à gagner, elle produit toujours plus et exporte vers le monde en profitant d'une monnaie sous-évaluée. Avec le surplus d'argent, elle achète la dette américaine qui dépend de plus en plus de la production chinoise mais en souffre aussi. En effet la surproduction chinoise lamine mois après mois tous les secteurs de production des pays de consommateurs et attire vers la zone dollar les productions à forte valeur ajoutée comme l'aéronautique.
Cela a plusieurs conséquences. La première est que les pays consommateurs sont peu à peu contaminée par l'inflation et deviennent de moins en moins consommateurs au risque de briser la dynamique actuelle. La deuxième est que la Chine et les Etats-Unis sont dépendants comme la corde l'est avec le pendu.
La crise des subprimes est une conséquence de cette gigantesque bulle spéculative. Tant que l'immobilier américain jouait la croissance exponentielle l'augmentation des prix de l'immobilier continuait. Mais cette croissance tout à fait artificielle était causée par la croyance en un marché qui pouvait se développer à l'infini. De manière indirecte, la confiance américaine et les faibles taux d'emprunt dopait le marché. Mais comme les moutons de Panurge, le premier indice de décroissance a occasionné un début de panique qui, comme une onde de choc s'est propagée dans le monde entier.
Une bulle est en train de crever comme en 1991 avec la crise immobilière asiatique. En 2000 c'est l'éclatement de la bulle spéculative internet. 3 ans de crise.
Ce qui est plus grave aujourd'hui c'est que la crise qui a débuté par l'immobilier touche tous les secteurs de l'économie et qu'elle risque de se traduire comme en 1929 par une crise de surproduction. La production mondiale a anticipé l'extension des marchés asiatiques et russes qui sont aujourd'hui incapables de tenir leurs promesses.
Dans un tel contexte marqué par un retour de l'inflation, les marges de manœuvre de Nicolas Sarkozy sont infimes pour ne pas dire inexistantes. Il va tenter de jouer la carte populiste mais sans atout. Nous allons vraisemblablement assister à une montée des extrêmes en Europe. Le cas de la Serbie (même s'il est spécificique) est exemplaire. Je vois dans les années à venir une extrême-gauche très forte avec un Olivier Besancenot faire jeu égal avec le PS. Difficile perspective… De l'autre côté, l'extrême droite peut réussir une vraie percée si elle sait être autre chose qu'un bloc protestataire. En tous les cas, c'est le désordre assuré.
Voici ce que j'en ai compris. Aujourd'hui, il existe un monde de consommateurs, essentiellement le nôtre et un monde de producteurs essentiellement le tiers-monde. J'écris essentiellement car le monde de consommateurs possède aussi ses secteurs de production et celui des producteurs ses propres marchés de consommation.
La Chine a developpé un système basé sur un mensonge des prix notamment celui du pétrole. L'état chinois achète le pétrole au prix du marché et le revend à ses indusriels avec un important rabais de manière à stimuler la production locale notamment dans le bâtiment. Pour payer ce manque à gagner, elle produit toujours plus et exporte vers le monde en profitant d'une monnaie sous-évaluée. Avec le surplus d'argent, elle achète la dette américaine qui dépend de plus en plus de la production chinoise mais en souffre aussi. En effet la surproduction chinoise lamine mois après mois tous les secteurs de production des pays de consommateurs et attire vers la zone dollar les productions à forte valeur ajoutée comme l'aéronautique.
Cela a plusieurs conséquences. La première est que les pays consommateurs sont peu à peu contaminée par l'inflation et deviennent de moins en moins consommateurs au risque de briser la dynamique actuelle. La deuxième est que la Chine et les Etats-Unis sont dépendants comme la corde l'est avec le pendu.
La crise des subprimes est une conséquence de cette gigantesque bulle spéculative. Tant que l'immobilier américain jouait la croissance exponentielle l'augmentation des prix de l'immobilier continuait. Mais cette croissance tout à fait artificielle était causée par la croyance en un marché qui pouvait se développer à l'infini. De manière indirecte, la confiance américaine et les faibles taux d'emprunt dopait le marché. Mais comme les moutons de Panurge, le premier indice de décroissance a occasionné un début de panique qui, comme une onde de choc s'est propagée dans le monde entier.
Une bulle est en train de crever comme en 1991 avec la crise immobilière asiatique. En 2000 c'est l'éclatement de la bulle spéculative internet. 3 ans de crise.
Ce qui est plus grave aujourd'hui c'est que la crise qui a débuté par l'immobilier touche tous les secteurs de l'économie et qu'elle risque de se traduire comme en 1929 par une crise de surproduction. La production mondiale a anticipé l'extension des marchés asiatiques et russes qui sont aujourd'hui incapables de tenir leurs promesses.
Dans un tel contexte marqué par un retour de l'inflation, les marges de manœuvre de Nicolas Sarkozy sont infimes pour ne pas dire inexistantes. Il va tenter de jouer la carte populiste mais sans atout. Nous allons vraisemblablement assister à une montée des extrêmes en Europe. Le cas de la Serbie (même s'il est spécificique) est exemplaire. Je vois dans les années à venir une extrême-gauche très forte avec un Olivier Besancenot faire jeu égal avec le PS. Difficile perspective… De l'autre côté, l'extrême droite peut réussir une vraie percée si elle sait être autre chose qu'un bloc protestataire. En tous les cas, c'est le désordre assuré.