Tous les matins du monde naissent et meurent en Corse
Choses de Corse, cosi di Corsica
Contre la chasse aux étrangers en Corse Vendredi 04 Avril 2008
La Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Corse et une quinzaine d'organisations syndicales ou professionnelles dont l'ordre des avocats d'Ajaccio ont dénoncé jeudi "la chasse aux étrangers" accompagnant, selon elles, la publication de la liste des métiers ouverts en Corse aux travailleurs étrangers.
Dans une lettre aux deux préfets de Corse intitulée "immigration choisie: la honte !", les signataires protestent contre les "contrôles au faciès", "les descentes de police" ou "les ruses (déployées) pour attraper des sans-papiers à la sortie de leur lieu de travail ou de la boulangerie".
Selon Gérard Gagliardi, responsable FSU, "jusqu'à présent, jamais un élève n'avait été inquiété pour des questions de papiers mais ils sont maintenant quatre dans ce cas, à Bastia et à Ajaccio".
Les signataires de la lettre aux préfets critiquent aussi la liste des métiers accessibles aux immigrés dans l'île de Beauté : "les huit métiers retenus - parmi lesquels ceux de responsable d'exploitation en assurances, de dessinateur-projeteur en électricité et électronique - sont complètement irréalistes", constate le responsable de la LDH, André Paccou.
"Les sans-papiers en Corse occupent des emplois d'ouvriers et d'employés dans les secteurs du BTP, de l'agriculture, du tourisme, des services et contribuent au fonctionnement de notre économie", explique-t-il.
"Sous couvert de textes volontairement inadaptés permettant de les réprimer à tout moment, les pouvoirs publics risquent de déclencher des réactions de xénophobie ou d'en faire une main-d'oeuvre corvéable et malléable à la merci de certains employeurs sans scrupules", ajoute-t-il.
Selon Gérard Gagliardi, responsable FSU, "jusqu'à présent, jamais un élève n'avait été inquiété pour des questions de papiers mais ils sont maintenant quatre dans ce cas, à Bastia et à Ajaccio".
Les signataires de la lettre aux préfets critiquent aussi la liste des métiers accessibles aux immigrés dans l'île de Beauté : "les huit métiers retenus - parmi lesquels ceux de responsable d'exploitation en assurances, de dessinateur-projeteur en électricité et électronique - sont complètement irréalistes", constate le responsable de la LDH, André Paccou.
"Les sans-papiers en Corse occupent des emplois d'ouvriers et d'employés dans les secteurs du BTP, de l'agriculture, du tourisme, des services et contribuent au fonctionnement de notre économie", explique-t-il.
"Sous couvert de textes volontairement inadaptés permettant de les réprimer à tout moment, les pouvoirs publics risquent de déclencher des réactions de xénophobie ou d'en faire une main-d'oeuvre corvéable et malléable à la merci de certains employeurs sans scrupules", ajoute-t-il.