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Choses de Corse, cosi di Corsica

L'Agriate réservée à l'industrie touristique ? Le Conservatoire du littoral fait fausse route  Lundi 07 Avril 2008



Le Collectif pour l'application de la "loi littoral" en Corse déclare:


L'Agriate serait réservée tout l'été à des usagers payants (donc aisés), pour leur agrément, et au seul bénéfice de professionnels du tourisme. Un comble !

Le Conservatoire du littoral (CDL) a rédigé, en janvier 2008, un projet de gestion pour L'Agriate. Dans la présentation des protections, dont bénéficie ce site, il manque l'indication du respect de données juridiques essentielles, le Schéma d'aménagement de la Corse de 1992, seul légal aujourd'hui, les lois d'urbanisme dont la loi « Littoral », le plan de protection contre les risques d'incendies.

De nombreuses restaurations/constructions sont annoncées, alors que le projet indique qu' « aucune action concrète ne figure dans le document »

L'accueil des publics scolaires est prévu en trois lieux correspondant aux trois communes : la maison de Gradu dans l'Ostriconi (Palasca), un lieu d'accueil pédagogique au Monte Revincu (Santu Petru di Tenda) et un équipement d'accueil de classes découvertes à Ifana (San Gavinu di Tenda).

Sachant que de nombreuses structures d'accueil des scolaires existent déjà en Corse (Galéria, Vizzavona Tatto, Quenza, etc), que la Corse ne compte que 280 000 habitants, que L'Agriate est un lieu difficile d'accès, que des subventions sont nécessaires pour que les scolaires puissent fréquenter ces structures, on peut se demander si c'est le bon sens qui a conduit à envisager quatre nouveaux lieux d'accueil (le 4ème étant le sémaphore de La Mortella).

Des hébergements touristiques nouveaux, dans des structures spéciales, sont prévus au sémaphore de La Mortella et à Ifana. Un hébergement en refuges est maintenu pour randonneurs pédestres et équestres à Ghignu, Saleccia et l'Ostriconi. Trois « maisons de sites » sont annoncées, une à Baccialu sur la R.D. 81, une à Calcajo sur le délaissé de la route de l'Ostriconi, une dans l'ancienne bergerie de Saleccia. Un espace de théâtre de plein air sur l'Ostriconi est également envisagé, on ne sait ni pour qui, ni pour quoi.

Le document indique que L'Agriate serait réservée tout l'été à des usagers payants (donc aisés), pour leur agrément, et au seul bénéfice de professionnels du tourisme. Un comble !

En effet, il est prévu que les pistes (Malfacu, Ostriconi, Marina d'Alga, Ghignu …), hormis celle menant à Saleccia, ne seraient ouvertes à tous qu'hors saison (mais praticables uniquement par des véhicules tout terrain). Pendant la saison estivale, elles ne seraient ouvertes qu'aux « professionnels » (note : il faut comprendre « professionnels du tourisme »). La liaison Luogu Pianu serait accessible uniquement aux chasseurs. Ces « professionnels » pourraient également utiliser, en plus des pistes, les bâtiments et les structures.

On peut donc s'interroger : la construction et/ou la restauration des maisons de sites, maisons pour scolaires, sémaphore et autres, n'auraient-elles pas un but uniquement touristique ?

En résumé, selon ce document : L'Agriate, territoire du Conservatoire du littoral, patrimoine public, deviendrait donc une terre avant tout réservée aux nantis et, surtout, aux professionnels du tourisme ainsi qu'aux chasseurs, souvent polyvalents.

Le Collectif continue à demander pour L'Agriate une politique fondée sur le respect des lois en vigueur et des contraintes environnementales, sur le maintien du patrimoine public, l'accès pour tous à ces espaces naturels, et le refus d'ouvrir la voie à l'implantation d'intérêts privés.

De surcroît, même si cela n'est pas écrit, on peut supposer que tous les frais, toutes les structures (constructions/restaurations de l'habitat et pistes) seront à la charge des contribuables de la Haute-Corse … pour des bénéfices privés

Il est bon de se souvenir, par exemple, que le ponton du Lotu, réservé aux seules navettes privées payantes, a été financé sur fonds publics. Ou encore que, même si la valorisation du site du Monte Revincu (champ de tir loué à l'Armée) « exige d'importants et coûteux travaux de dépollution pyrotechnique », l'origine du financement de cette dépollution n'est pas précisée. Celle-ci ne devrait-elle pas être exclusivement à la charge de l'Armée, au nom du principe « pollueur-payeur » ?

Enfin, quatre « maisons de gardes » sont prévues : à L'Ostriconi, à Ghignu, à Saleccia et une enfin à Casta (administration générale). Un corps de gardes assermentés, logés sur place, et à l'année est effectivement une nécessité. Mais il faudra définir clairement leurs « missions de gardes » et leur donner les moyens de les accomplir.


le Lundi 07 Avril 2008 à 21:55 | Permalien | Commentaires (0)


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Des retraités continentaux victimes de racketteurs à Calcatoghju en Corse du sud  Vendredi 04 Avril 2008



Deux balles à ailettes de calibre 12 employées pour la chasse au sanglier ont été tirées jeudi soir sans faire de blessés contre la porte d'une maison occupée par un couple de retraités, à Calcatuggio, en Corse-du-sud, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.
Les deux projectiles ont visé la porte vitrée de la cuisine qui était allumée mais les occupants de la maison se trouvaient alors dans une autre pièce, a-t-on précisé de mêmes sources.
Les propriétaires de la villa, originaires de Rochefort-sur-mer (Charente-Maritime), sont installés à Calcatuggio depuis 2006. Peu après leur arrivée, une tentative d'attentat contre leur propriété avait échoué, la charge explosive utilisée n'ayant pas explosé. Il ne fait aucun doute que ces malheureux sont des victimes d'une bande de racketteurs qui sévit dans la micro région et se pare des habits du nationalisme.

Quand j'étais jeune et qu'au village on parlait des racketteurs, on crachait avec mépris le terme de "parcittori", percepteur. Aujourd'hui, dans nos villages, malheureusement, certains jeunes qui refusent de travailler se livre à ce sport misérable en terrorisant de malheureux continentaux. Mais pas seulement. Les agressions contre des personnes âgées en milieu rural ont tendance à augmenter. Des règlements de compte se multiplie dans la région Calcatoghju-Sagone-Cargèse.

Que dire sinon que la majorité des Corses vomissent ce type d'attitude et qu'elles ne sont pas inscrites dans un quelconque patrimoine génétique mais qu'elles appartiennent à quelques désœuvrés qui devraient avoir honte de salir ainsi la Corse.

le Vendredi 04 Avril 2008 à 11:22 | Permalien | Commentaires (1)


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Contre la chasse aux étrangers en Corse  Vendredi 04 Avril 2008


La Ligue des droits de l'Homme (LDH) de Corse et une quinzaine d'organisations syndicales ou professionnelles dont l'ordre des avocats d'Ajaccio ont dénoncé jeudi "la chasse aux étrangers" accompagnant, selon elles, la publication de la liste des métiers ouverts en Corse aux travailleurs étrangers.

Dans une lettre aux deux préfets de Corse intitulée "immigration choisie: la honte !", les signataires protestent contre les "contrôles au faciès", "les descentes de police" ou "les ruses (déployées) pour attraper des sans-papiers à la sortie de leur lieu de travail ou de la boulangerie".
Selon Gérard Gagliardi, responsable FSU, "jusqu'à présent, jamais un élève n'avait été inquiété pour des questions de papiers mais ils sont maintenant quatre dans ce cas, à Bastia et à Ajaccio".
Les signataires de la lettre aux préfets critiquent aussi la liste des métiers accessibles aux immigrés dans l'île de Beauté : "les huit métiers retenus - parmi lesquels ceux de responsable d'exploitation en assurances, de dessinateur-projeteur en électricité et électronique - sont complètement irréalistes", constate le responsable de la LDH, André Paccou.
"Les sans-papiers en Corse occupent des emplois d'ouvriers et d'employés dans les secteurs du BTP, de l'agriculture, du tourisme, des services et contribuent au fonctionnement de notre économie", explique-t-il.
"Sous couvert de textes volontairement inadaptés permettant de les réprimer à tout moment, les pouvoirs publics risquent de déclencher des réactions de xénophobie ou d'en faire une main-d'oeuvre corvéable et malléable à la merci de certains employeurs sans scrupules", ajoute-t-il.

le Vendredi 04 Avril 2008 à 11:20 | Permalien | Commentaires (2)


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A Corsica si rinnova  Vendredi 04 Avril 2008


2003 : l'échec du référendum en Corse avait semblé signer l'arrêt de mort de l'alliance entre le mouvement nationaliste et l'aile la plus ouverte des politiques traditionnels. 2008 : les excellents résultats des nationalistes modérés remettent au premier plan une telle hypothèse en prévision des prochaines territoriales. Et si nous assistions à la naissance d'un parti corse composé d'hommes et de femmes venant du nationalisme, de la gauche et de la droite qui ferait face à un parti français centralisateur composé des vieux clans.

Un article que j'ai écrit pour le JDC


La faiblesse du clan

Il faudrait finement analyser les résultats des municipales corses pour apprécier l'apport des voix qui venues des partis traditionnels se sont ralliées aux listes nationalistes modérées. Mais il est certain qu'à Bastia des électeurs de la droite comme de la gauche ont voté pour Gilles Simeoni afin de signaler leur mécontentement de la politique actuelle. Je crois en particulier qu'un nombre d'électeurs significatif qui avaient mis leur espérance dans le vote Sarkozy, s'est tournésvers le vote autonomiste. Ils incarnaient toute l'ambiguïté du sarkozysme qui avait beaucoup promis aux classes sociales moyennes et modestes mais peu tenu. À Porto-Vecchio un tel schéma est plus crédible encore. D'importantes familles de l'extrême-sud se sont détachées du clan et certains de leurs membres apparaissent sur la liste de Jean-Christophe Angelini indiquant ainsi que le rocca-serrisme s'effrite année après année. Jamais le clan n'a été aussi faible. Il l'est à cause des contre-performances de Georges Mela qui n'a pas réussi à se fabriquer une véritable image différenciée de celle des Rocca Serra. Mais cette faiblesse vient aussi des liens étroits que l'héritier de Jean-Paul a tissés avec le président de la République. Par un effet mécanique, la perte de popularité de Nicolas Sarkozy atteint son ombre portée corse. La faiblesse a aussi pour causes un état qui se désengage forçant ainsi le clan à reconnaître son incapacité à placer ses jeunes.

Un vent nouveau

Mais au-delà même de ces considérations locales, un vent nouveau souffle sur la Corse. En apparence, l'île a voté comme le continent donnant une prime à la gauche. Les électeurs insulaires qui avaient plébiscité le candidat Sarkozy réduisent le pouvoir de ses représentants locaux même si le conseil général de la Corse-du-sud améliore son score. Mais la véritable nouveauté n'est pas là. Elle est dans les très beaux scores des nationalistes modérés qui peuvent ainsi se féliciter de leur rupture franche avec l'aile qui soutient la clandestinité. Avec les tenants de la violence clandestine. En devenant crédibles sur le plan politique, les nationalistes modérés parviennent à rendre possible une réémergence du camp corsiste c'est-à-dire de cette frange de la classe politique traditionnelle qui a compris quand dans le monde tel qu'il est la Corse ne peut à terme que compter sur ses propres forces pour s'en tirer. Et c'est bien cette frange d'électeurs pragmatiques qui a donné sa force aux listes nationalistes modérées aux quatre coins cardinaux de la Corse.

Trouver des passerelles pour imposer l'indispensable troisième voie

L'affaire est loin d'être pliée. Les échecs électoraux de candidats tels que Jean-Claude Guazzelli à Isula Rossa ou Geneviève Filippi à Lucciana compliquent la situation car ces contrepoids vont manquer pour faire pencher les hésitants du côté de la modernité. J'entends par hésitants ces hommes qui, à l'instar de Paul Giacobbi, sont devenus, après l'échec du référendum de 2003, les prisonniers du clanisme à l'usu anticu. Pourtant une dynamique s'est mise en marche mais elle est surtout portée par le mouvement nationaliste lui-même et non par des progressistes parisiens ou des membres du gouvernement. La différence est essentielle et apporte de l'espérance. L'échec des différents statuts particuliers avait pour explication essentielle leur origine continentale. Pour gagner la paix civile, les autorités étatiques négociaient avec une minorité des dispositions qui n'avaient jamais été ratifiées par les Corses eux-mêmes. Les clans faisaient mine d'accepter le diktat parisien, investissaient les statuts et les vidaient de leur substance. C'est ainsi qu'a été perdu le référendum de 2003. C'est ainsi que jamais l'expérimentation législative n'a été tentée par l'assemblée régionale.
Aujourd'hui il en va différemment. Les nationalistes modérés ont emporté une première étape. Ils vont désormais devoir bâtir une stratégie destinée à amplifier le succès local afin de parvenir à une situation de négociation pleinement assumée par une majorité incontestable de Corses.
Or la conjoncture internationale joue en faveur de cette vague autonomiste qu'il faut relier à la vague décentralisatrice qui, sous l'effet de la mondialisation, est perceptible un peu partout en Europe pour le meilleur et pour le pire. La crise économique mondiale réduit à peu les marges de manœuvre du président Sarkozy. Pour imposer ses réformes, il va devoir tailler un peu plus dans les salaires et les retraites s'attirant ainsi la colère d'une partie de son électorat. Or la gauche française est aujourd'hui incapable d'offrir une alternative à la politique sarkozienne et cette incapacité place la gauche corse traditionnelle dans un réduit étroit. Émile Zuccarelli peut décliner la meilleure gestion municipale du monde, son identité politique est clairement jacobine et, en face de lui, le pôle décentralisateur mené par les autonomistes va s'affirmer. De l'autre côté de l'échiquier politique, Camille de Rocca Serra est rivé à la droite française comme un clou à un cercueil. L'état se désengageant, notre île risque à moyen terme d'être placée devant une situation d'insolvabilité qui obligera les citoyens à opter pour d'autres hommes que ceux qui ont mené la Corse à cette faillite annoncée. La Corse vit à crédit en comptant sur l'état français alors même que celui-ci annonce que ses caisses sont vides.

Un vieux rêve nouveau

Les nationalistes modérés participent donc presque involontairement à ce renouveau européen qui exige en Corse le passage d'un système clientélaire à un système plus productif. Autant dire que dans une île habituée à l'assistanat depuis des lustres le pari est loin d'être gagné et que le plus grand danger pour les autonomistes est de ne pas devenir eux-mêmes le contra partitu dont l'activité essentielle consistera à mendier tout en dénigrant l'état nourricier. C'est aussi, soyons-en conscient, un renouvellement du système partidaire corse. Sous nos yeux est en train de naître un parti corse qui s'opposera à un parti français dans le sens historique du terme. S'ils parviennent à ne pas se laisser rattraper par le piège de la violence et de l'enfermement, s'ils savent s'adresser à tous les citoyens de Corse quelles que soient leurs origines, les nationalistes modérés possèdent l'avenir de notre peuple entre leurs mains. C'est la première fois depuis des décennies que l'aube pourrait bien cesser d'être une tentation. Savoir construire plutôt que détruire. Agréger plutôt que désagréger. Car alors nous serions des milliers qui avions perdu espoir, à revenir vers notre rêve, ce rêve que nous partagions lorsqu'après Aleria nous nous battions pour la libération d'Edmond Simeoni : une Corse généreuse et mature, une Corse dont le peuple serait enfin reconnu pour son génie propre mais aussi en droit pour sa réalité. C'est enthousiasmant. Cela peut devenir exaltant. Au travail donc !


Quelques chantiers indispensables

Quelques chantiers généraux attendent les nationalistes modérés. Celui des prisonniers bien entendu dont il faut obtenir le rapatriement (et non le rapprochement) d'urgence. Cette tâche ne doit pas être laissée entre les mains des clans. Elle doit devenir une préoccupation quotidienne. L'abaissement du coût de la vie ensuite parce que les plus faibles d'entre nous souffrent terriblement de la situation actuelle accentuée par la vague estivale. La protection de notre terre bien entendu par un combat légal et juridique. Enfin, il faudra bien qu'un jour on reprenne le beau combat pour la reconnaissance du peuple corse, un combat bâclé, sporadique et jamais mené à son terme. Or du résultat de cette lutte dépend la crédibilité de la Corse auprès de l'Europe.


le Vendredi 04 Avril 2008 à 07:43 | Permalien | Commentaires (2)


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À nouveau sur l'Ortolu…  Samedi 29 Mars 2008

Pascal écrit: "Cette sublime côte n'est absolument pas interdite : il faut simplement marcher 50 minutes (en passant par des paysages à couper le souffle). Lorsque l'on arrive en limite du domaine de l'Ortolu, une pancarte vous indique que vous entrez sur une propriété privée mais que l'on peut accéder à la plage en suivant le chemin et vous souhaite "Bonne promenade". Alors, il ne faut pas exagérer....
La plage en question mesure plus de 3000 mètres, bien souvent vous y êtes seuls .... Alors je ne comprends pas la propension de certains à vouloir absolument aller s'agglutiner avec les locataires des bergeries sur une crique d'à peine 100 m² .
En fait, grâce à Paul, c'est un des plus beaux paysages du monde qui est protégé."



Ma réponse: je ne connais pas personnellement Paul Canarelli. Je me garderais donc de porter un jugement sur lui. Ah j'avais un ami qui s'est fait rosser par lui. Mais je pense que les torts étaient partagés. Mon ami parce qu'il était le nième à passer par un chemin interdit, Paul Canarelli parce que je ne pense pas que le coup dans la gueule soit une forme de langage même primitive. Les plus lamentables furent donc les gendarmes qui refusèrent d'enregistrer la plainte.

Mais pour en venir au fond du problème ce que dit Pascal pose une vraie question: une Corse découpée en propriétés sublimes mais en partie interdite au public est elle préférable à une Corse vouée au tourisme de masse. Parce que Pascal, vous pouvez dire ce que vous voulez mais où vous vous en tenez à des principes et une plage fut-elle de 100 mètres de long n'a pas à être confisquée au profit d'un propriétaire. Soit vous acceptez cette privatisation et je peux vous assurer qu'il n'y aura même plus une plage de 100 mètres pour le public.

Maintenant ce qu'on fait les Canarelli est magnifique. Il faudrait donc trouver un juste milieu entre la privatisation et l'ouverture sans restriction. Je n'ai pas de réponse magique. Mais il vaudrait mieux y réfléchir plutôt que de s'invectiver. Je rappelle qu'à partir de l'année prochaine il y aura des concessions privées de plages. Ca promet.

le Samedi 29 Mars 2008 à 14:56 | Permalien | Commentaires (1)


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Riffifi immobilier dans la jet set  Jeudi 27 Mars 2008


Quelques renseignements supplémentaires…


Ce qu'on m'a dit. Paul Canarelli s'est montré furieux de ce que la maison de Murtoli ait été vendue sans qu'il ait été prévenu. Il faut savoir que c'est lui qui avait retapé ce qui est désigné comme une bergerie et qui fait quand même 200 m2. Il continue de payer l'eau et l'électricité. Il possède tous les documents qui démontrent qu'il louait la demeure. Conclusion: D'Ortoli qui, paraît-il a succombé au charme de la nouvelle propriétaire, aurait du lui en parler et lui proposer la vente.

Le prix de la maison (600.000 euros) paraît dérisoire en regard de la demeure (unique), du site (unique) et des prix pratiqués sur le marché.

La propriétaire, richissime, estime qu'elle est désormais propriétaire de l'image de la maison et attaque tous ceux qui en usent sans son consentement. On m'a dit mais je n'ai pas pu vérifier qu'elle n'est pas particulièrement sympathique. Des propriétés en Italie, à Paris, sur la Côte d'Azur. Ce n'est pas le prolétariat qui fait front aux Canarelli.

Conclusion des Corses qui ont suivi le procès: tout le monde est en tort. Mais une prime de sympathie est délivré à Paul Canarelli dont tout le monde s'accorde à reconnaître le savoir faire en matière de refection des maisons et de bon goût. L'impression était que le tribunal d'Ajaccio va botter en touche et refiler la patate chaude à une autre instance. D'autant que si la dame est jolie, les Canarellli ont accueilli dans leurs demeures de Murtoli Nicoléon et la plupart des ministres. C'est dire si chacun possède des atouts.

En attendant, cette sublime côte est interdite à tous les promeneurs au profit de richissimes personnages capables de mettre 25.000 euros pas semaine (un petit peu moins que mon salaire annuel) dans une location.

le Jeudi 27 Mars 2008 à 06:48 | Permalien | Commentaires (5)


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Corse : rififi immobilier dans la jet-set  Dimanche 23 Mars 2008

Une histoire de propriété plus compliquée que l'article ne le laisse paraître. Un article de Fabrice Lhomme sur le site Mediapart





Quand un notable s'accapare de force la magnifique propriété d'un couple richissime, cela donne la dernière histoire corse. Le parquet d'Ajaccio, qui ne goûte guère la plaisanterie, a ouvert une enquête préliminaire, pendant que les protagonistes échangent des noms d'oiseaux.

L'histoire tient à la fois de Clochemerle et de L'Enquête corse de Pétillon. Sauf qu'elle ne fait pas rire du tout ses protagonistes. Elle débute en décembre 2000 lorsque Anne Tazartes, une Française mariée à un homme d'affaires italien fortuné, a le coup de foudre pour une magnifique demeure, dont elle découvre l'existence en feuilletant la revue Propriétés de France.

Résidente italienne mais Corse dans l'âme – son nom de jeune fille est Anne de Carbuccia, une très vieille famille insulaire –, Anne Tazartes prend le premier avion pour Ajaccio. La bâtisse sur laquelle elle a jeté son dévolu est située à l'extrémité sud de la Corse, dans la vallée de l'Ortolo. Cette maison, la plus belle de l'île selon les habitants du coin, est située en bord de mer, au bout du prestigieux domaine de Murtoli. Il s'agit d'une tour génoise datant du XVIIe siècle, en pierres apparentes, d'une superficie d'environ 200 m2. Elle donne directement sur la plage.

Le domaine de Murtoli comprend une dizaine de petites maisons, réparties sur 2000 hectares, louées fort cher à une clientèle aisée et à des figures de la jet-set. La plupart des magazines y ont consacré des articles dithyrambiques, des reportages élogieux ont été diffusés à la télévision... Le site appartient à un notable, Paul Canarelli, dont le père, Toussaint, est lui-même une personnalité en vue du sud de la Corse. L'établissement quatre étoiles que ce dernier dirige – et qui commercialise le domaine de Murtoli –, le Grand Hôtel de Cala Rossa, situé à Porto-Vecchio, est l'un des plus célèbres de l'île. Stars du show-biz et figures de la gauche caviar, mais aussi Nicolas Sarkozy, y séjournent régulièrement.

La maison convoitée par Anne de Carbuccia n'appartient pas aux Canarelli mais à Paul d'Ortoli. En octobre 2001, d'Ortoli tombe d'accord avec Mme de Carbuccia, qui achète la propriété de ses rêves. Les premières années, tout se passe bien. « Avec mon mari et mes enfants, nous y passions en moyenne 25 week-ends par an et les trois mois d'été. Nous entretenions les meilleures relations avec les touristes qui louaient les autres maisons du domaine », se souvient Anne de Carbuccia.

« Vous avez trois jours pour payer »
Tout dérape en juillet 2005. Paul Canarelli, jusqu'alors peu présent sur le domaine, demande à rencontrer Alberto Tazartes, le mari d'Anne de Carbuccia. Elle raconte : « Canarelli, accompagné d'un homme de main, était hystérique. Il a hurlé au coup monté, affirmant que cette maison lui appartenait, et qu'il faudrait lui verser un million d'euros pour avoir le droit de continuer à y accéder. Il a dit : "Vous avez trois jours pour payer, sinon je vous jette à la mer." C'était d'une violence incroyable...».

Selon Anne de Carbuccia, Canarelli se serait ensuite rendu chez le vendeur, Paul d'Ortoli, qu'il aurait également menacé. « Il lui a mis un revolver dans la bouche et lui a dit qu'il était un homme mort s'il nous soutenait. D'Ortoli m'a ensuite appelé, terrorisé, pour me dire qu'il ne pouvait plus nous aider, qu'il voulait voir son petit-fils grandir. »

Pour calmer le jeu, les Alberto Tazartes et son épouse repartent en Italie. Une mauvaise surprise les attend, l'été suivant. Paul Canarelli a changé le portail d'entrée permettant l'accès au domaine, mais aussi les serrures de leur maison ! Furieuse, Anne de Carbuccia s'explique avec Paul Canarelli. « Je lui ai dit qu'il était aberrant que je ne puisse par entrer chez moi. Et là, il m'a fait la morale « corse », m'expliquant qu'on aurait dû lui demander la permission avant d'acheter, que Paul d'Ortoli avait promis à son père il y a 15 ans de lui vendre la propriété, et qu'il disposait donc d'un "bail verbal" sur cette maison ! » Stupéfaite, Anne de Carbuccia prévient son interlocuteur qu'elle n'entend pas se laisser faire. « Il m'a rétorqué, devant témoin, qu'il connaissait tous les nationalistes de l'île et qu'il ferait plastiquer la maison. »

Depuis cette date, Anne de Carbuccia n'a plus jamais accédé à sa maison. Elle a multiplié les démarches, auprès du bâtonnier Me Antoine Sollacaro ou encore du président (UMP) de l'Assemblée de Corse, Camille de Rocca-Serra. En vain.

Pis, au début de cette année, elle découvre dans une revue spécialisée que Paul Canarelli a mis en location... sa maison. « Elle est proposée à partir du mois de mai moyennant 25.000 euros par semaine. Alors que c'est chez moi ! C'est complètement fou, quand on pense qu'à l'intérieur, il y a mes meubles, mes affaires, les jouets des enfants... »

Anne de Carbuccia ne se décourage pas. Elle a envisagé de prendre des pages entières de publicité – elle en a les moyens – dans les quotidiens nationaux pour dénoncer la situation. « C'est une affaire de principe, lâche-t-elle. Je suis corse ; ici, ce sont mes racines. Et l'omertà, moi, je n'en ai rien à faire. » Courant février, elle a déposé plainte au pénal. Une plainte prise au sérieux puisque, selon nos informations, le parquet d'Ajaccio a confié à la gendarmerie, début mars, une enquête préliminaire ouverte pour « menaces de mort et extorsion ».

Interrogé par Mediapart, Paul Canarelli propose bien entendu une autre version de l'histoire. « C'est un différend commercial classique, relativise-t-il. Mme Tazartes a en fait acheté, sans me prévenir, une maison que j'exploitais commercialement. Cela fait des années que je la louais à Paul d'Ortoli, j'ai tous les documents qui l'attestent. Elle aurait quand même pu avoir la politesse de venir se présenter, d'autant que cette demeure est située sur mon domaine. J'ai investi entre 500.000 et 1 million d'euros pour faire les routes, des ponts, des barrières... L'ensemble est une propriété familiale, mon grand-père y faisait paître ses bêtes. »

Paul Canarelli, qui affirme ne pas avoir menacé Anne de Carbuccia (« elle veut me faire passer pour un mafieux, mais c'est absurde d'imaginer que je pourrais faire sauter une maison que j'adore, située a fortiori sur mon domaine »), se dit prêt à transiger. « Si Mme Cazartes tient absolument à passer ses vacances dans cette maison, je suis prêt à lui racheter puis à lui louer. Mais je n'irai pas au-delà. Pour moi aussi, c'est une affaire de principe. » Et en Corse, c'est bien connu, on ne plaisante pas avec les principes.

L'affaire du domaine de Murtoli, pour anecdotique qu'elle paraisse, est en réalité édifiante. Elle illustre, dans toutes ses dimensions, les spécificités corses, notamment les conflits de propriétés qui, pour des raisons historiques et culturelles, sont extrêmement nombreux dans l'île ... et se règlent parfois violemment. Espérons que celui qui oppose Anne de Carbuccia à Paul Canarelli se terminera pacifiquement!

Mon commentaire: qui ne connaît le domaine de Murtoli et le caractère violent de Paul Canarelli. Nombreux sont ceux qui ont pris sa main sur la figure et pas toujours à mauvais escient. Je pense notamment à tous ces touristes qui brisaient les clotures du domaine pour se rendre sur la plage de l'Ortolo, laissant derrière eux des tonnes d'ordures.

Mais Paul Canarelli est aussi en délicatesse avec les associations de défense du littoral car il a tout simplement fermé la petite anse de Murtoli avec une chaîne et des hommes aux larges épaules agressent verbalement toute personne qui débarque sur SA plage. Il y aura vraisemblablement des frictions lorsqu'il faudra que le chemin des douaniers passe par là. Néanmoins, il faut reconnaître que le travail qu'il a accompli est remarquable et la préservation du site admirable.

J'apprends cette affaire abracadabrantesque en lisant Mediapart. Quelques détails m'intriguent. Il aura fallu des années pour que Paul Canarelli apprennnent que la célèbre maison de Murtoli a été vendue. Il a du croire que les propriétaires étaient restés des locataires. Il est exact que Paul Canarelli a investi des sommes colossales dans son terrain et le propriétaire m'a l'air comment dire un peu ficelle. De toutes les façons, jamais une telle demeure, une des rares maisons fortifiées du bord de mer, n'aurait du être vendue. Elle devrait appartenir au patrimoine corse.

Paul Canarelli aurait menacé de faire intervenir des nationalistes. Je n'en connais guère qui interviendraient en sa faveur. D'ailleurs… Paul Canarelli a-t-il vraiment besoin des nationalistes? C'est un notable de Porto Vecchio. Il est un fidèle soutien de Camille de Rocca Serra et l'heureux propriétaire (locataire?) de la boîte de nuit, le Via Notte dont le succès a bondi après la destruction totale et miraculeuse d'un établissement plus grand, l'Amnesia qui appartenait à Paul Lantieri, aujourd'hui en fuite. 300 kilos d'explosifs ont fait voler en éclat, cette boîte à ciel ouvert, construire sur un terrain agricole. Ne dit-on pas en Corse que celui qui possède des "amis" et de l'argent tord le nez à la justice. Pour le coup, l'Amnesia construit sur un terrain inconstructible avec des fonds venus d'on ne sait où, a pu tourner des années sans que les services de l'état s'intéresse au problème.

Le père de Paul Canarelli, Toussaint, est l'ancien maire de Figari. Il est aussi le propriétaire du Calarossa un remarquable hôtel situé près de Porto Vecchio, où Nicoléon a ses habitudes. L'enquête de la justice va donc être difficile.

Mais dans cette affaire je peux comprendre la colère de Paul Canarelli. Le propriétaire aurait vraiment pu le contacter avant de le vendre. Je comprends le désarroi de la propriétaire même si ses lointaines racines corses ne lui donnent aucun droit supplémentaire. Et je comprends la trouille de l'ancien propriétaire qui m'a l'air d'un renard somme toute pas très rusé.

Je reste pensif devant la fortune des heureux propriétaires, devant celle de Paul Canarelli et celle du propriétaires. Heureux humains qui surnagent dans un monde de misère. Bref qu'ils se débrouillent entre eux. La Corse a des problèmes plus urgents à règler que les chamailleries entre milliardaires. Cela dit le chemin des douaniers passera un jour par Murtoli. Et celui qui s'y opposera aura là les nationalistes contre lui (ou contre elle). Enfin contrairement à ce qu'écrit le journaliste, cette affaire n'a rien édifiante pour ce qui concerne la Corse. Elle est au contraire tout à fait exceptionelle.

le Dimanche 23 Mars 2008 à 09:28 | Permalien | Commentaires (5)


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La mobilisation ajacienne pour un prêtre évincé par son évêque  Samedi 22 Mars 2008

Le climat est pour le moins tendu et agité après la décision de l'évêque de Corse, Mgr Jean-Luc Brunin, d'évincer le Père Elie.

La mobilisation est incroyable. En privilégiant la parole de Dieu et la conscience des hommes, le Père Elie a offert sur ce sol ajaccien un témoignage d'amour et de partage. La pétition en faveur du père Elie a déjà recueilli 3000 signatures et une manifestation a réuni hier plusieurs centaines de personnes.

Le père Elie Hachache, avait été nommé par l'évêché aumônier pour les classes primaires et secondaires de l'établissement privé Saint Paul, à Ajaccio. Relevé de sa charge il devra exercer son ministère ailleurs. Et cette fois-ci Brice Hortefeux n'y est pour rien.

D'origine libanaise, ce prêtre s'était très rapidement et très fortement impliqué dans la communauté religieuse d'Ajaccio et de sa région où il avait très vite été adopté. Il avait également été nommé par Mgr Brunin « prêtre référent » de l'unité pastorale expérimentale (UPE) de la plaine de Bastelicaccia-Cuttoli-Peri.


Même les jeunes s'unissent et demandent des explications. Une délégation de 12 élèves s'est rendue à la rédaction de Corse-Matin: Pascal Galeani, Julien Marcaggi, Anthony Bargone, Abdel Wakrim, François-Joseph Bordewic, Erika Torre, Cedric Doddoli, Jean-Michel Schaeckis, Ange-Joseph Fanucchi, Pierre-Marie Malandri, Marie-Julie Demedardi et Elodie Simonet, de 3e du collège St Paul s'interrogent : « Pourquoi l'évêque a pris cette sanction ? Nous voulons savoir ? Cela est injuste et inacceptable. Le Père Elie, est le seul prêtre qui a su emmener les jeunes à l'église. S'il s'en va, nous n'aurons plus envie d'y retourner. C'est un peu notre guide. Tous les ans, il organise des voyages et prend toutes les responsabilités qui s'imposent ! Nous le regrettons déjà. C'est notre ami. Nous lançons un appel au Père évêque pour qu'il revienne sur sa décision ! »

Enfants, adolescents et adultes ont battu le pavé hier en fin d'après-midi sous la pluie pour soutenir le Père Elie. À 17 h 30, le cortège d'environ 600 personnes s'ébranle en direction de l'église St Roch. Un chemin de croix, en ce jeudi saint, pour l'ensemble de cette communauté.

Les portes de l'église restent closes. Le seul signe, la flamme d'une centaine de bougies. Une lumière pour Père Elie : « C'est une affaire interne à l'école et non à l'église. Nous avons le droit de savoir ! » Les slogans d'affection fusent : « Rendez-nous le Père Elie. » Les catéchistes s'expriment. André Ferrandi prend la parole : « On nous débarque notre aumônier en pleine semaine sainte à la suite d'une mauvaise entente avec la directrice de l'établissement. Ce malentendu n'aurait pas dû franchir les grilles de l'école St Paul primaire. C'est regrettable. »

Les parents d'élèves haussent le ton : « C'est simple ! Les parents d'élèves n'ont pas été entendus par l'évêque. Ce prêtre très charismatique rassemble et cette décision disciplinaire me semble unilatérale. La vox populi s'exprime et l'évêque doit en tenir compte » précise José Zanni. Marie-Jeanne Stéfanini s'exclame : « Ce n'est pas normal car le Père Elie est irréprochable. C'est quand même inimaginable de prendre une telle sanction… Le cortège retourne à l'école car, il y a un conseil d'administration… Et nous attendons ! »

Que reproche-t-on au Père Elie ? Joint par téléphone par les journalistes de Corse-Matin il s'exprime avec discrétion. Droit de réserve oblige : « Un prêtre ne choisit pas sa mission, il la reçoit. J'ai écrit une lettre à la directrice qui n'a pas apprécié. Je n'avais pas le droit de l'écrire. Je me dois d'obéir ! »

En cette période de Pâques, l'ambiance est donc plutôt étrange à Ajaccio.

D'autant que la tension est montée d'un cran à l'annonce du rendez-vous annulé par Mgr Jean-Luc Brunin : « L'évêque s'était engagé oralement mercredi lors de notre première action devant St Paul secondaire à recevoir une délégation de trois personnes le lundi 24 mars à 18 heures. Aujourd'hui, il répond qu'ayant fait un communiqué par voie presse, il n'a plus à nous recevoir. » Des propos confirmés également par une enseignante Nicole Alberti qui ajoute : « Nous sommes perplexes. L'évêque nous a déboutés ! Il paraît que son calendrier est très chargé et que mardi : il partirait à Rome! » Rien n'entame la détermination de ces hommes et de ces femmes : « Notre préavis de grève pour mardi est maintenu. Le mouvement va s'amplifier avec des actions qui seront mises en place. »

Le conseil d'administration de l'école St Paul primaire, a apporté dans un souci de clarification et de transparence les éléments dont il dispose concernant le retrait des missions dont fait l'objet le Père Elie et s'interroge sur les raisons obscures qui ont présidé à son éviction.

Ce prêtre qui œuvre en osmose avec les enfants, les parents, le personnel enseignant et non enseignant et les membres du CA, a su par son dynamisme, ses initiatives, sa force de conviction rapprocher de l'église ceux qui s'en éloignait par méconnaissance ou absence de lisibilité du message évangélique. Le bureau de l' Organisme de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) rappelait très récemment à la directrice de l'école toutes les vertus que présentaient le dialogue social et l'intérêt que pouvait retirer l'établissement de l'amélioration des relations avec l'aumônier dans le cadre de l'animation de toutes les manifestations. Ce charisme dont il dispose et qui manifestement dérange a-t-il pu lui porter préjudice et occasionner sa disgrâce ?
Quelle faute ignorée par le CA dont la directrice diocésaine fait partie a pu commettre ce prêtre sans que ledit conseil ne soit tenu informé ?

Le CA dans son ensemble a renouvelé sa confiance au Père Elie. Il a rappelé à Mgr Brunin les exhortations prononcées au cours de son homélie du 18 mars dernier : « L'évangile de la miséricorde nous invite à revenir vers le père pour célébrer la réconciliation qu'il nous offre dans le sacrement du pardon ». Il ose espérer que les termes vérité, fraternité, réconciliation, espérance et pardon ne soient pas de vains mots égrenés au cours de cette période pascale. Il souhaite, qu'après avoir dissipé la suspicion et le doute qui pèsent aujourd'hui sur l'intégrité du prêtre, l'autorité de tutelle mette en adéquation ses actes avec le discours évangélique, accorde le pardon si nécessaire et réintègre le Père Elie dans ses fonctions"

En tous les cas, difficile pour celui qui habite ou qui travaille à Ajaccio d'ignorer le banissement du Père Elie.


le Samedi 22 Mars 2008 à 11:40 | Permalien | Commentaires (23)


Choses de Corse, cosi di Corsica

Comme un air de printemps…  Mardi 18 Mars 2008


Un article que j'ai écrit il y a trois semaines pour le journal de la Corse.


Comme un air de printemps…

Les listes portées par les nationalistes modérées ont fait naître en Corse une espérance qui fait chaud au cœur. C'est la première fois depuis plusieurs années qu'un tel sentiment est perceptible.

Trouver des voies nouvelles

Le nationalisme historique a mené à bien l'une des missions qu'il s'était fixée : changer la donne corse qui, dans les années 1970, était des plus catastrophiques pour notre peuple. À juste titre, l'Hudson Institute nous promettait de devenir une sorte de réserve intérieure encerclée par une couronne de béton toute entière dévolue à de riches clients extérieurs. La levée autonomiste puis nationaliste a permis de ralentir ce processus sans toutefois l'annihiler. Car le danger du tsunami libéral est toujours là qui nous guette désormais incarné par le PADDUC. Force est de constater que le nationalisme fut incapable de promouvoir un projet de société crédible ce qui l'amena à tourner son énergie contre lui-même. La violence devint décennie après décennie suicidaire. Si j'étais féru d'astrologie je dirais que, comme toutes les révolutions, vient un moment où se réveille en elles le scorpion, l'animal totem des grands bouleversements. Cet insecte, encerclé par le danger, finit par se piquer avec sa propre queue. Le venin qui lui servait de défense entre en lui et détruit son propre organisme. La violence corse (un mal récurrent) constitua une brume impénétrable qui masqua les véritables horizons à conquérir. Après avoir été un outil de défense, elle devint une sorte de fin en soi. Chaque tendance, chaque bande se suréquipa en armement, cherchant l'argent nécessaire pour y parvenir : racket, menaces se mélangeant ainsi à la voyoucratie et offrant le flanc à la criminalisation du mouvement voulue et fomentée par les services de l'état. Cela était d'autant plus aisé que la violence corse n'est pas une violence de rupture mais une violence de pression. Elle vise à obtenir toujours plus de la puissance tutélaire mais jamais à couper les ponts avec elle. Je parle ici de phénomène inconscient qui s'exacerbe lorsque l'état dominant s'affaiblit. Les notables corses du nord appelèrent à l'aide les Génois contre les seigneurs et Pise alors même que Pise ne possédait plus la puissance d'autrefois. La grande révolte des 40 ans s'étend parce que Gênes n'est plus la grande cité d'autrefois. Aujourd'hui la France a perdu de sa superbe. Elle attirait les Corses quand elle pouvait leur offrir un horizon mondial. Aujourd'hui, l'état ne peut plus fournir d'emplois à l'extérieur de l'île et il semble préférer la répression au don financier. Les clans, subtile passerelle entre un peuple clientélaire et un état nourricier, sont malades de la faiblesse étatique. C'est dire qu'une voie royale est ouverte devant les nationalistes si toutefois, ils parviennent à trouver des voies nouvelles qui tranquillisent une population vieillissante et en perte de repères.

Un nationalisme de projets et de contrats

L'assassinat du préfet Erignac cherchait à radicaliser le nationalisme et à rompre avec la France. Et c'est pourquoi cette tentative a échoué. Que cela plaise ou pas, la Corse est française serait-ce par intérêt. Jusqu'à maintenant, le nationalisme corse a été à la fois l'expression d'une identité particulière et celle d'une génération qui aurait dû prendre les rênes du pouvoir en Corse et qui en a été privée à cause du clanisme. Néanmoins, ce système a toujours été reconduit par les voies démocratiques. Et si la répression a échoué, il faut également constater que la violence a également conduit à une impasse. Les attentats se succèdent sans même être expliqués. Il faut désormais partie du paysage sans parvenir à enrayer les constructions permises par les maires et les élus insulaires. Cette violence est devenue au fil des ans une sorte d'habitude qui a pour principal résultat d'envoyer des dizaines de jeunes en prison. Il suffit de discuter avec les Corses pour se rendre à quel point les attentats lassent. La violence a renforcé le clanisme en lui donnant une raison d'exister. Pourtant quelque chose germait et il est désormais devenu évident pour beaucoup de nationalistes que la seule voie viable est de convaincre d'un véritable savoir faire, de démontrer qu'au-delà des grandes phrases cette famille politique possède des hommes et des femmes de talent capables de remplacer les « fils de » et les vieux partis. C'est donc un vrai contrat social que doit proposer ce nationalisme qui a rompu avec la violence. Il doit devenir une source d'espérances et plus simplement un mur des lamentations ou un refuge de la colère. Il doit et il peut devenir un concepteur de projets crédibles, un creuset d'entrepreneurs et plus simplement un agglomérat de protestataires voire de profiteurs. C'est la raison pour laquelle, à mon avis, les listes soutenues par la Chjama et le PNC ont marqué des points lors des dernières élections. C'est la raison pour laquelle, elles sont des listes d'avenir qui permettent d'espérer soudain en une Corse nouvelle. Nous sommes de plus en plus nombreux à de nouveau croire en ce beau rêve d'une petite île qui étonne le monde. Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir rompre avec le pessimisme ambiant qui nourrit le clientélisme. Étonnante Corse où l'avenir n'est jamais totalement prédictible et qui néanmoins semble suivre un destin tracé. Le détail est ici toujours fondamental. L'incendie de la CTC a permis de débloquer une situation qui s'enlisait. Les erreurs du préfet, celle de la justice (je fais évidemment allusion à l'incarcération de militants du Rinnovu et à celle de Jean-Christophe Angelini) ont permis de dénouer ce qui apparaissait jusque-là comme un nœud gordien en offrant l'espace nécessaire à celles et ceux qui veulent que ça change.

Jouer la carte démocratique

Le monde entier est hanté par le spectre du terrorisme. Le 11 septembre a profondément modifié la carte des enjeux politiques. Le gouvernement Zapatero a échoué dans ses négociations avec les Basques radicaux. L'IRA a rendu les armes. Jamais les petits peuples n'ont remporté de victoires militaires sur les pouvoirs dominants. Or désormais toute avancée politique requiert le rejet définitif de la violence. Qui peut penser une seconde que Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les sondages, négociera quoi que ce soit avec les tenants de la violence en Corse. C'est illusoire et c'est fou. Bien au contraire, la tendance en Occident est au tout sécuritaire et le gouvernement s'appuiera sur la répression en Corse pour démontrer sur le continent sa détermination à enrayer le terrorisme. Il est frappant de constater combien le nationalisme est puissant dans la société civile, dans le syndicalisme et pourtant peine à créer une synergie qui le transformerait en première force insulaire. L'ascension du nationalisme modéré permet de croire à une telle hypothèse. Il serait fou de la gâcher. Même si les élections municipales sont en général très conservatrices, il faut les transformer autant que faire se peut, en une tranquille démonstration de force en faveur de ces candidats qui désirent une Corse nouvelle, ouverte et néanmoins respectueuse de sa propre identité.


le Mardi 18 Mars 2008 à 15:09 | Permalien | Commentaires (1)


Choses de Corse, cosi di Corsica

Un rectificatif par souci d'honneteté envers le préfet Lemas  Vendredi 14 Mars 2008


Dans un article intitulé "les copains et les coquins de Porto Vecchio et de Bonifacio" j'avais mis en cause le préfet Lemas avec qui j'avais lié des relations amicales. J'avais été choqué par sa proximité avec le ministre Sarkozy et l'acteur Jean Reno qui désirait obtenir un permis de construire en un endroit inconstructible. Je me suis renseigné et voilà mes conclusions.

Contrairement à ce que j'ai cru il apparaît en effet que la bande a été trafiqué (effet répétitif) et que d'autre part ce n'est pas le préfet que le ministre Sarkozy tutoie mais Jean Reno ou Camille de Rocca Serra. Par ailleurs, les réponses du préfet Lemas sont évasives et n'ont pas du tout le caractère affirmatif que le site Corsica que j'ai repris lui donnait. Précision ultime: la restranscription donnée par Corsica est erronée en mettant sous le nom du préfet des propos qui n'étaient pas de lui.

Je dois donc d'abord m'excuser auprès de Pierre René Lemas et lui avouer mon soulagement. J'avais du mal à avaler ce qui aurait été de ma part une sérieuse erreur de jugement individuel. Le permis de construire a donc été refusé à Jean Renno qui, du coup, a refusé la vente. Le terrain en question qui appartenait à Ati Lantieri a été décalré constructible après le départ du préfet Lemas et par le biais du PADDUC et il semblerait qu'il l'ait d'ailleurs fort bien vendu.

Enfin le préfet Lemas a tenu à me préciser qu'il n'a jamais tutoyé Nicolas Sarkozy pas plus que Camille de Rocca Serra et encore moins Jean Reno. Il a reçu en tant que préfet le comédien à qui il a fait part de son refus d'accorder le permis. Là s'est arrêtée l'affaire au moins pour le préfet Lemas.

J'ai donc supprimé sur mon blog l'article qui le mettait en cause de manière erronée. C'était la moindre des corrections.

le Vendredi 14 Mars 2008 à 11:57 | Permalien | Commentaires (3)



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Gabriel Xavier Culioli



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