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Aux larmes citoyens

Quand les papys réacs font de la résistance…  Samedi 09 Février 2008


À peine le Grenelle de l'environnement a-t-il vu le jour que déjà il est enterré. Les sénateurs ont voté un délit de fauchage concernant les OGM. Le point sur une assemblée de vieux croutons qui voit le monde à travers leur cataracte.



Le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) qu'a adopté le Sénat, vendredi 8 février, a été vivement dénoncé par les écologistes. Adopté par 186 voix, contre 128 – celles de la gauche–, le texte vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive européenne de 2001, que la France aura longtemps tardé à transcrire en droit national.

Mais selon les Verts, les amendements adoptés par les sénateurs reviennent littéralement à "enterrer l'esprit du Grenelle" de l'environnement, selon les mots de Cécile Duflot, secrétaire nationale du parti écologiste, qui estime que "c'est extrêmement déprimant".

Les associations écologistes sont également montées au créneau. Arnaud Apoteker, responsable de la campagne anti-OGM de Greenpeace, a dénoncé "une véritable catastrophe" qui "organise une contamination génétique de l'ensemble du territoire de l'agriculture française et de notre alimentation". Il critique également la création du "Haut Conseil des biotechnologies", venu remplacer la "Haute Autorité sur les organismes génétiquement modifiés", qui redonne, selon lui, une prééminence à la science dure sur la société civile.

Un autre amendement a également été adopté par les sénateurs créant un "délit de fauchage" de champ OGM, passible de deux ans de prison et de 75 000 euros d'amende. "Un cadeau fait aux lobbies", selon la secrétaire nationale des Verts. En droit ce vote ne se justifie pas en ce sens que la loi punit toute atteinte à la propriété. Il s'agit donc de défendre et uniquement cela le lobby des semenciers.

Le projet de loi doit maintenant être examiné les 3 et 4 avril par les députés. En attendant, les écologistes entendent maintenir la pression. "Il faut vraiment que les députés comprennent que les citoyens ne veulent pas des OGM et que l'avenir de notre agriculture passe par la production de qualité, et qu'accepter les OGM avec aussi peu de restrictions et de précautions que c'est fait aujourd'hui va vraiment tuer l'avenir de l'agriculture française", lance Arnaud Apoteker.

Bref ce que la France compte de plus réactionnaire et de plus endormi, relève la tête vraisemblablement dopé par les lobbies de semenciers. Faute d'être utile à la "civilisation" les sénateurs cherchent à l'être pour ceux qui les "sollicitent". On n'ose pas savoir comment. Lobby des pinardiers, du sucre, du sel. Et l'intérêt général dans tout ça… Ils sont vieux et ils s'en foutent. Après eux le déluge.

le Samedi 09 Février 2008 à 11:32 | Permalien | Commentaires (3)


Aux larmes citoyens

Un des policiers suspendus à Amiens est proche du Front national  Samedi 09 Février 2008

L'un des trois fonctionnaires serait marié à une élue du parti d'extrême-droite et aurait participé à des campagnes électorales. Au total, cinq personnes ont été placées en garde à vue après avoir fait irruption dans un pub au cri de "sieg heil", avant de trinquer en criant des propos violemment antisémites.


eux des trois policiers de la brigade anticriminalité d'Amiens suspendus par leur hiérarchie pour antisémitisme ont des liens avec l'extrême-droite, a-t-on appris vendredi soir 8 février de source proche de l'enquête.
Selon cette source, l'un des policiers a fait des campagnes pour le Front national (FN). Et selon Le Courier Picard, il serait marié à une élue de ce parti. Un autre des policiers serait représentant de la FPIP (Fédération professionnelle indépendante de la police), un syndicat minoritaire d'extrême droite.
Les deux policiers se sont revendiqués du mouvement White Power, un groupuscule néonazi.

Au total, cinq personnes, dont les trois policiers, ont été placées à vue jeudi et vendredi à la suite de propos racistes présumés tenus dans un bar d'Amiens, dans la nuit du 1er au 2 février.
Selon les témoins, le groupe aurait fait irruption vers 23h30 dans le pub "My Goodness", à Amiens, aux cris de "sieg heil" avant de trinquer en criant des propos violemment antisémites entrecoupés de saluts hitlériens.
Les trois policiers -un brigadier chef d'une quarantaine d'années et deux gardiens de la paix trentenaires-, étaient en civil et avaient quitté leur service une demi-heure plus tôt, selon une source policière.
Les cinq suspects ont été placés en garde à vue successivement entre jeudi et vendredi, a indiqué le procureur de la République d'Amiens Patrick Beau, qui a ouvert jeudi une enquête préliminaire. Trois gardes à vue ont été prolongées de 24 heures, vendredi en fin de journée et les autres devaient l'être dans la soirée.
La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a déclaré qu'elle se porterait partie civile et qu'elle apporterait son soutien au patron du bar si les faits étaient confirmés.

A la demande de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, les trois policiers ont fait "l'objet d'une suspension administrative immédiate". De plus, "une enquête disciplinaire est engagée par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), parallèlement à celle établie dans un cadre judiciaire pour provocation à la haine raciale et apologie de crimes contre l'humanité".
Michèle Alliot-Marie fait part de son "indignation" et "condamne avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables", rappelant "son rejet absolu de toutes les formes de racisme et d'antisémitisme". "Le comportement de ces fonctionnaires est en contradiction totale avec la déontologie de la police nationale et son action quotidienne contre toutes les formes de discrimination", souligne le communiqué.

Le patron du bar a porté plainte jeudi pour "menaces sous conditions", a-t-on appris auprès de son avocat. Il affirme que les policiers l'auraient menacé de représailles si cette affaire s'ébruitait, et notamment de faire fermer son établissement.
Selon le patron du bar, le groupe était passablement "énervé" lors de son arrivée dans l'établissement et s'est "lancé dans des diatribes verbales accompagnées de gestes en rapport", a expliqué maître Delarue. "Ils ont tenu des propos racistes, antisémites et xénophobes", a-t-il précisé.
"Un employé leur a demandé d'arrêter ou de quitter le bar, ce qui manifestement ne les a pas freinés. Le patron leur a demandé à son tour. Et ils ont fini par partir, tout en le menaçant de représailles si la chose s'ébruitait", a-t-il ajouté, précisant qu'il s'agissait à la fois de menaces "le concernant mais aussi en rapport avec son activité professionnelle".

Selon l'avocat, son client a immédiatement eu l'intention de porter plainte, tout en "n'étant pas insensible aux menaces". "Cinq jours après, il reste extrêmement choqué", a-t-il ajouté.
Les témoignages de plusieurs clients du bar, "scandalisés et horrifiés" par la scène à laquelle ils ont assistée, ont été recueillis par le patron et transmis à la police, a indiqué maître Delarue.
De plus, deux employés du bar d'origine africaine auraient également été "pris à partie" par les policiers, toujours selon l'avocat.

Mon commentaire: ce que je trouve inquiétant, outre les faits eux-mêmes, c'est la façon dont la hiérarchie policière insiste sur la bonne notation de ces fonctionnaires affirmant que l'acte est incompréhensible. Je ne peux pas croire que dans le passé, ces cow-boys n'aient pas témoigné de leurs opinions avec la même virulence. On peut imaginer le type d'arrestation que ce genre de policiers faisaient subir à des immigrés ou à des personnes de couleur. Il aura fallu qu'ils soient complètement bourrés et dépassent les limites pour enfin être coincés. J'espère très franchement qu'ils vont être virés et que cela servira d'exemple. J'espère aussi que le syndicat auquel appartenait certains de ces sbires donneront des explications. Enfin le ministère doit justifier d'avoir employé dans des missions aussi sensibles que celles de la BAC des individus pareils. Quant au Front national qui se veut respectable, il faudrait qu'il fasse le ménage dans ses rangs.

En tant qu'ancien gaucho, j'imagine le scandale (qui serait moindre que celui du racisme) si des policiers arrivaient dans un établissement bien comme il faut en chantant l'internationale et en hurlant "les bourgeois à la lanterne". Le racisme est une médiocrité. L'antisémitisme après la Shoah une infâme dégueulasserie. Et se réclamer de l'idéologie hitlérienne ne mérite aucune discussion.

le Samedi 09 Février 2008 à 11:08 | Permalien | Commentaires (1)


Aux larmes citoyens

Quand Nicoléon 1er se couillmollise…  Jeudi 07 Février 2008



Nicoléon tient devant les ouvriers d'Arcelor Mittal un discours gaullien promettant à ceux-ci que l'état allait les protéger. Après avoir trouvé le rapport Attali formidable, il retire la proposition relative aux taxis. Et dire que le pauvre Attila avait affirmé que son plan était un et indivisible et qu'on ne pouvait que l'accepter en bloc. Bref voilà Nicoléon confronté au pays réel et et non au pays de ses rêves et ça fait mal.

Près de 40 milliards de déficit de la balance commerciale, 300 euros de prime vieillesse accordée aux bénéficiaires du minimum vieillesse, le soutien de l'état aux ouvriers d'Arcelor Mittal… Bref Nicoléon, à la veille des municipales, se montre sous son visage gaullien abandonnant son masque libéral. Et que peut-il faire d'autre sinon se balladuriser à grande vitesse pour ne pas transformer les municipales en Bérézina.

Cela étant, il devient de plus en plus éviden que Nicoléon n'est pas à la hauteur après devenu la moitié de Carla. Il avait été élu par une majorité de Français pour tout reprendre en main et mener la France sur les chemins de la modernité. Mission impossible pour le petit caporal de Neuilly qui, après avoir juré qu'il se comporterait en homme, en tatoué, devient une véritable éponge.

Il n'y a que nous les fonctionnaires de qui il se fout carément. L'inflation a été de 1,7% en 2007. Et voilà qu'avec grandeur il nous octroie 0,5%. Il n'y a qu'à faire le calcul. Est-ce comme ça qu'on motive ses troupes? J'en doute profondément. Alors non seulement il ne parvient pas à mettre en place ses réformes sauf celles relatives à la répression, mais en plus il pique aux plus nantis sans rien donner à la France fauchée qui va bientôt devenir la France faucheuse avant de terminer comme sa faucheuse à lui.

Parce qu'il va exploser en plein air, le ptit homme tout plein de sa propre suffisance. Il va péter à force de s'la péter. Il va se disperser façon puzzle aux quatre coins de l'hexagone (si j'ose ainsi dire). Et ses tueurs seront des Brutus, des hommes et des femmes de son propre camp qui, le jour où il mettra un genou en terre, se disputeront l'honneur et la gloire de lui trancher la tête.


le Jeudi 07 Février 2008 à 12:47 | Permalien | Commentaires (0)


Aux larmes citoyens

Et plus dure sera la chute…  Lundi 21 Janvier 2008



La Bourse de Paris plonge de plus de 6,0% à la mi-séance après avoir enfoncé des points graphiques et retrouvé ses plus bas de juin 2006 sur fond de sinistres dans le secteur financier et de craintes de plus en plus fortes de récession aux États-Unis.
Il s'agit de la plus forte baisse en pourcentage en séance depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York.

La crise du marché du crédit continue de faire des dégâts et touche désormais les rehausseurs de crédit américain, notamment un des géants du secteur Ambac, dont Fitch a abaissé la note de "AAA" à "AA".

En Europe, l'indice ITraxx Xover, baromètre du marché du crédit, continue de se dégrader et s'écarte de 32 points de base à 475, soit ses niveaux de novembre dernier. Les analystes crédit de Société générale parlent de "débâcle".

Vers 13h07, l'indice CAC 40 chute de 6,67% à 4.752,73 points après avoir touché un plus bas depuis la mi-juin 2006 à 4.748,31. Le volume est très étoffé et totalise 7,4 milliards d'euros, dont 5,9 milliards d'euros sur le CAC.

Le CAC avait ouvert en recul de 1,69%. Il avait perdu 5,2% sur l'ensemble de la semaine dernière.

Un analyste technique n'exclut pas un rebond à ces niveaux, avec des rachats de position à découvert tandis que d'autres envisagent une descente vers les 4.700.

"Ça fait un peu purge. On peut imaginer qu'elle sera suivie d'un petit rebond, mais qui ne sera pas forcément durable", commente un gérant.

Les autres places européennes plongent également : Londres de 5,29% et Francfort de 7,22%. Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 chute de 7,05% et l'EuroFirst 300 de 5,69%.

Ca nous pendait au nez cette crise boursière. La crise américaine des sub primes avait entamé un mouvement qui n'a cessé de s'amplifier depuis plusieurs mois mais que les économistes feignaient d'ignorer. Comme un troupeau de mouton saisi par la panique, les places boursières du monde entier plongent, se communiquant leurs paniques.

Voici ce que j'en ai compris. Aujourd'hui, il existe un monde de consommateurs, essentiellement le nôtre et un monde de producteurs essentiellement le tiers-monde. J'écris essentiellement car le monde de consommateurs possède aussi ses secteurs de production et celui des producteurs ses propres marchés de consommation.

La Chine a developpé un système basé sur un mensonge des prix notamment celui du pétrole. L'état chinois achète le pétrole au prix du marché et le revend à ses indusriels avec un important rabais de manière à stimuler la production locale notamment dans le bâtiment. Pour payer ce manque à gagner, elle produit toujours plus et exporte vers le monde en profitant d'une monnaie sous-évaluée. Avec le surplus d'argent, elle achète la dette américaine qui dépend de plus en plus de la production chinoise mais en souffre aussi. En effet la surproduction chinoise lamine mois après mois tous les secteurs de production des pays de consommateurs et attire vers la zone dollar les productions à forte valeur ajoutée comme l'aéronautique.

Cela a plusieurs conséquences. La première est que les pays consommateurs sont peu à peu contaminée par l'inflation et deviennent de moins en moins consommateurs au risque de briser la dynamique actuelle. La deuxième est que la Chine et les Etats-Unis sont dépendants comme la corde l'est avec le pendu.

La crise des subprimes est une conséquence de cette gigantesque bulle spéculative. Tant que l'immobilier américain jouait la croissance exponentielle l'augmentation des prix de l'immobilier continuait. Mais cette croissance tout à fait artificielle était causée par la croyance en un marché qui pouvait se développer à l'infini. De manière indirecte, la confiance américaine et les faibles taux d'emprunt dopait le marché. Mais comme les moutons de Panurge, le premier indice de décroissance a occasionné un début de panique qui, comme une onde de choc s'est propagée dans le monde entier.

Une bulle est en train de crever comme en 1991 avec la crise immobilière asiatique. En 2000 c'est l'éclatement de la bulle spéculative internet. 3 ans de crise.

Ce qui est plus grave aujourd'hui c'est que la crise qui a débuté par l'immobilier touche tous les secteurs de l'économie et qu'elle risque de se traduire comme en 1929 par une crise de surproduction. La production mondiale a anticipé l'extension des marchés asiatiques et russes qui sont aujourd'hui incapables de tenir leurs promesses.

Dans un tel contexte marqué par un retour de l'inflation, les marges de manœuvre de Nicolas Sarkozy sont infimes pour ne pas dire inexistantes. Il va tenter de jouer la carte populiste mais sans atout. Nous allons vraisemblablement assister à une montée des extrêmes en Europe. Le cas de la Serbie (même s'il est spécificique) est exemplaire. Je vois dans les années à venir une extrême-gauche très forte avec un Olivier Besancenot faire jeu égal avec le PS. Difficile perspective… De l'autre côté, l'extrême droite peut réussir une vraie percée si elle sait être autre chose qu'un bloc protestataire. En tous les cas, c'est le désordre assuré.

le Lundi 21 Janvier 2008 à 15:03 | Permalien | Commentaires (1)


Aux larmes citoyens

Allègre encense Sarkozy ou le naufrage d'une génération de socialistes  Lundi 21 Janvier 2008

Allègre est un génie. Il affirmait que l'amiante ne représentait aucun danger. Il jurait que le climat ne se réchauffait pas. Aujourd'hui il jure que tout ce que fait Sarkozy est formidable. À la place de Nicoléon Ier je m'inquiéterais grave. Il y a des girouettes qui indiquent systématiquement le sens contraire des vents favorables.




Physique abject mais bon fond… On ne peut même pas dire cela d'Allègre. Outre un caractère insupportable, une morgue démesurée, une prétention infinie, c'est un piètre analyste le plus souvent porté par ses haines personnelles. Il haïssait Ségolène Royal et du coup s'est retrouvé portant à droite.

Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre socialiste encense le bilan des huit premiers mois de Nicolas Sarkozy à la tête de l'Etat et ne dément, "ni ne confirme", avoir accepté d'entrer au gouvernement, lors d'un prochain remaniement.

"Il y a vraiment eu des avancées", affirme Claude Allègre, qui n'a pas repris sa carte d'adhérent au Parti socialiste. Parmi les avancées, l'ex-ministre de l'Education nationale énumère "le traité européen, la mise en route de l'union euro-méditerranéenne, la réforme des retraites devant laquelle tout le monde avait jusqu'ici reculé, le nouveau contrat de travail, le début de l'aide budgétaire aux universités…".

Concernant son éventuelle entrée au gouvernement dans un prochain remaniement, Claude Allègre ne donne aucune réponse définitive. "Je ne démens ni ne confirme. Je ne fais pas de politique fiction", a-t-il indiqué.

Défendant un président qui "innove", Claude Allègre pousse la comparaison du bilan "impressionnant" de Nicolas Sarkozy, à ceux de Valéry Giscard d'Estaing ou Charles De Gaulle qui sont les références évidentes du socialisme. "Le problème est de savoir si Sarkozy va continuer comme de Gaulle ou s'arrêter comme Giscard", s'interroge l'ex-ministre.

Se disant "intéressé" par l'"homme", Claude Allègre a également affirmé trouver chez lui "un peu du dynamisme et du volontarisme un peu naïf de Pierre Mendès France, une peu du Mitterrand habile et manœuvrier, un côté Bill Clinton dans sa façon d'occuper les médias". Bref à ses yeux, Sarkozy est un patchwork politique ce qui n'est pas très flatteur pour Nicoléon 1er. Allègre serait donc le nième socialiste à aller à la gamelle. Rien d'étonnant de la part du bonhomme tout à la fois fait de bouffissures personnelles et de certitudes scientistes d'un autre âge.

le Lundi 21 Janvier 2008 à 11:33 | Permalien | Commentaires (1)


Aux larmes citoyens

Des élus du peuple qui ne s'oublient pas…  Mercredi 09 Janvier 2008

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.
C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par J.-J. BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord ! Ainsi il va rester en France un régime spécial celui de nos élus qui prennent bien garde de ne pas s'oublier. Et ils ont bien raison puisque le peuple les réélit.



À l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront " à vie " 20 % de ce traitement : soit 1390 euros par mois.

Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat !

L'information sur la nouvelle indemnité "chômage" des députés a été révélée par "Le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison...).

Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour ( selon info sur site Assemblée nationale ) de 5178 euros, soit 6 952 euros brut.

Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler de ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.

Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence)


Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros.

Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
soit en net mensuel 5 177, 66 euros.

Avant de quitter la présidence de l'Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré, nouveau président du Conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !
Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n'est tenue à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale"... bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà de quoi crève la République, de la vénalité de ses élites, car évidemment aucun parti n'a protesté, puisque tous bénéficieront des largesses qu'ils se sont eux-mêmes voté. Avant bien entendu de retrouver leurs rôles respectifs les uns accusant les autres de spollier les Français.

le Mercredi 09 Janvier 2008 à 18:06 | Permalien | Commentaires (0)


Aux larmes citoyens

Les ministres notés en fonction de leur performance  Jeudi 03 Janvier 2008


Les ministres vont recevoir une feuille de notes trimestrielle. C'est ahurissant mais c'est ainsi. Comme des élèves ils vont être jugés en fonction de leurs résultats. Par exemple, Brice Hortefeux va devoir justifier de 25.000 expulsions d'étrangers. C'est en gros les évaluations à l'américaine revues et corrigées par un instit de la 3ème république française. À quand le rétablissement du piquet et du bonnet d'âne. Un article du journal Le Monde daté du 3 janvier 2008. À lire et à méditer pour comprendre de quoi sera fait le meilleur des mondes vu et revu par Nicolas Sarkozy, le Mickey d'une France holywoodienne.

M. Fillon évalue ses ministres avec des consultants privés

Pour la première fois, les ministres de Nicolas Sarkozy vont recevoir leur bulletin de note trimestriel. Ces prochaines semaines, François Fillon recevra individuellement chaque membre de son équipe pour le leur remettre et le commenter. Alors qu'un remaniement est attendu après les élections municipales de mars, cette première convocation pourrait-elle prendre des allures d'"entretien préalable" à un licenciement ?

Les critères d'évaluation, propres à chacun des quinze ministres ainsi qu'au haut-commissaire aux solidarités, sont au nombre de trente. Sur la "feuille d'évaluation" de Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, on trouve le nombre d'heures supplémentaires réalisées par les enseignants et l'ancienneté des enseignants en ZEP. Sa collègue à l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, sera jugée sur le nombre d'universités ayant opté pour la nouvelle gouvernance ou le taux d'abandon en première année de licence. Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, sera jugé à l'aune du nombre d'étrangers en situation irrégulière expulsés et du nombre d'étrangers admis au titre de l'immigration de travail.

Nicolas Sarkozy l'avait promis, le 29 mai, après la composition du premier gouvernement Fillon : les ministres se verront assigner "des objectifs qui permettront d'évaluer leurs résultats". Envoyées durant l'été à chacun des ministres par MM. Fillon et Sarkozy, les lettres de mission détaillaient avec précision la feuille de route de chacun. "L'Elysée nous a demandé d'élaborer, à partir des objectifs définis par ces lettres, un outil de suivi précis pour que les engagements du président soient tenus et pour passer d'une politique d'annonces à une politique de résultats", confie un des architectes politique de ce nouvel outil.

Matignon a confié une mission au cabinet en stratégie Mars & Co pour l'aider dans cet exercice inédit pour un gouvernement. "Tous les objectifs politiques de Sarkozy sont chiffrables", a conclu le cabinet. "C'était très nouveau pour les cabinets ministériels, poursuit ce conseiller ministériel. Surtout que ces indicateurs ne sont pas budgétaires ou administratifs. Ce sont avant tout des critères politiques qui visent au respect des lettres de mission, des engagements et des discours de campagne de Nicolas Sarkozy." Pour mémoire, à l'été 2006, l'UMP avait confié aux consultants du Boston Consulting Group le soin de corédiger son programme législatif.

Ainsi, le slogan du "travailler plus pour gagner plus" s'incarne-t-il derrière l'évaluationde plusieurs ministres : les heures supplémentaires des enseignants pour M. Darcos, et le "compteur à heures sup" que Christine Lagarde, la ministre de l'économie, a été invitée à mettre en place avant juin 2008. La ministre sera aussi jugée sur un nouvel indice des prix dans la grande distribution, pour l'inciter à réformer la loi Galland.

D'une manière générale, les ministres sont invités à faire "du chiffre" : à la culture, Christine Albanel sera jugée sur "l'évolution de la fréquentation des musées lorsqu'ils sont gratuits", "la part de marché des films français en France", ou "l'évolution du piratage des fichiers audio et vidéo". Aux affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui prépare la présidence française de l'Union européenne du deuxième semestre, doit inciter ses collègues à se rendre à Bruxelles : c'est lui qui sera rendu responsable "du nombre de ministres français présents à chacun des conseils de ministres de Bruxelles et Luxembourg".

L'exercice, qui ambitionne d'évaluer rationnellement l'action des ministres et de l'Etat, peut avoir effets pervers. Les associations fustigent depuis longtemps l'objectif chiffré d'expulsions de sans-papiers. Surtout, il a des limites politiques : le remaniement ne reposera pas uniquement sur ce nouvel outil d'évaluation. La contribution à la politique d'ouverture, le score obtenu aux élections municipales pour les ministres candidats, leur cote de popularité et leur poids politique personnel compteront largement autant que les résultats.

Pour autant, les ministres savent que MM. Sarkozy et Fillon ne plaisantent pas : le 8 novembre, le premier ministre a rappelé les règles du jeu dans une communication en conseil des ministres. Nicolas Sarkozy avait été un précurseur : à l'intérieur, il avait mis en place une batterie d'indicateurs (taux d'élucidation des délits, atteintes aux biens, violence aux personnes).Plusieurs ministres se sont vu rappeler avant Noël que leur longévité dépendrait de leur capacité à tenir leur contrat. La ministre du logement, Christine Boutin, s'est inquiétée de ne pas pouvoir remplir ses objectifs de mise en chantier de logements et de financement de logements sociaux.

Matignon se défend de vouloir en faire "une machine à sanction, mais un moyen de mieux coordonner le travail intergouvernemental et d'installer une culture du résultat". L'exercice d'évaluation sera intégré à la revue générale des politiques publiques, qui vise à réformer tous les domaines d'intervention de l'Etat et dont la première salve a été lancée par Nicolas Sarkozy le 12 décembre.

Le président de la République a indiqué, le 8 novembre, qu'il sélectionnerait une vingtaine d'indicateurs, parmi les 450 de ses ministres, pour en faire "de grands indicateurs destinés à rendre compte auprès des Français de l'action engagée pour moderniser en profondeur notre pays". Une citation au tableau d'honneur que chacun des ministres aura à cœur de décrocher.


Christophe Jakubyszyn

le Jeudi 03 Janvier 2008 à 11:34 | Permalien | Commentaires (2)


Aux larmes citoyens

La France déprime  Jeudi 03 Janvier 2008



Un nouveau sondage vient de tomber qui montre un effritement de la côte de Nicolas Sarkozy mais aussi de celle du PS. En d'autres termes, la France ne croit plus en rien et se replie sur elle-même. Mauvais signe.



Selon un sondage CSA/Valeurs actuelles à paraître vendredi 4 janvier, les Français sont aussi nombreux à soutenir qu'à rejeter l'action de Nicolas Sarkozy, 44% (-6%) estimant que sa politique va "plutôt dans le bon sens" et 44% également (+3%) qu'elle va "plutôt dans le mauvais sens".
C'est la première fois dans ce baromètre que moins d'un Français sur deux juge positivement l'action du chef de l'Etat. Un total de 12% (+3%) ne se prononcent pas. Cela signifie que la magie Disney de Nicolas Sarkozy fonctionne de moins en moins bien.

47% (-1%) des personnes interrogées estiment que l'action du Premier ministre François Fillon "va plutôt dans le bon sens", 37% (=) pensant le contraire et 16% (+1) ne se prononçant pas. Le Premier ministre passe ainsi pour la première fois devant Nicolas Sarkozy. En des temps reculé, le premier ministre aurait fini empoisonné ou assassiné pour avoir devancé son seigneur et maître. Aujourd'hui, il va devoir subir quelques petites humiliations supplémentaires infligées par un Président qui, si on en croit le Canard Enchaîné n'a jamais eu autant la grosse tête qu'aujourd'hui. Deux anecdotes m'ont frappé. La première est synthétisée dans des propos tenus le 31 décembre à l'Elysée devant les ministres qui se pressaient à son pot amical (Fillon était resté faire du ski). "Maintenant les Français ont un président qui a des couilles et qui s'en sert." Tout en distinction. Autre anecdote. Lors du dernier conseil des ministres de l'année 2007, Nicolas Sarkozy taquine son premier ministre. "Alors il paraît que tu dragues Angela Merkel." Silence avant la conclusion du roitelet. "Remarque on a les femmes qu'on peut." Et vlan dans les roupettes. C'est comme ça qu'on cause dans la banlieue ouest, à Neuilly.

En un mois, le président subit de fortes baisses: 55% des sondés (-3) pensent qu'il "fait ce qu'il faut pour réformer la France", 57% (-7) qu'il "tient ses promesses de campagne", 59% (-7) qu'il "incarne bien la fonction présidentielle" et 65% (-8) qu'il "défend bien la France à l'étranger". 45% (=) pensent qu'il "fait ce qu'il faut pour rassembler les Français".

Une démocratie marche sur deux jambes. Mais voilà que les Français ne croient plus dans l'opposition. Concernant le Parti socialiste, une majorité de Français (56%, +2) pensent que ses interventions et prises de position "vont plutôt dans le mauvais sens", 28% (-4) qu'elles vont "plutôt dans le bon sens" et 16% (+2) ne se prononcent pas.

Enfin, 50% (-3) estiment que le PS, s'il était au pouvoir, mènerait une politique "ni meilleure, ni moins bonne" que celle conduite actuellement. 27% (-2) des sondés estiment qu'il en mènerait une "moins bonne". Seuls 17% (+2) pensent qu'il en mènerait "une meilleure", et 6% (+3) ne se prononcent pas. Noir c'est noir il n'y a plus d'espoir.

Alors Bayrou? Il n'apparaît même pas dans le sondage. Le Front national vend ses locaux comme une vieille famille ruinée. Et le moineau Besancenot engrange mais trop peu pour être crédible. Allez mes frères et mes sœurs, quand tout est perdu for l'honneur, il ne reste plus que la prière.

le Jeudi 03 Janvier 2008 à 10:25 | Permalien | Commentaires (0)


Aux larmes citoyens

Liberté de la presse : l'année 2007 en chiffres  Mercredi 02 Janvier 2008

Selon Reporters sans frontières mauvaise année pour la presse française : au moins dix-sept reporters arrêtés, dont deux toujours détenus.

En 2007 :
86 journalistes tués
20 collaborateurs des médias tués
887 journalistes interpellés
67 enlevés
1511 agressés ou menacés
528 médias censurés

Et concernant Internet :
37 blogueurs interpellés
21 agressés
2676 sites fermés ou suspendus

A titre de comparaison, en 2006 :
85 journalistes tués
32 collaborateurs des médias tués
871 journalistes interpellés
56 enlevés
1 472 agressés ou menacés
912 médias censurés

Mauvaise année pour la presse française

En 2007, au moins dix-sept journalistes français ont été arrêtés dans le monde. Deux sont toujours détenus au Niger.

La fin de l'année a été particulièrement difficile. Le 25 octobre, trois journalistes ont été arrêtés au Tchad alors qu'ils effectuaient un reportage sur l'association L'Arche de Zoé. Marc Garmirian, de l'agence Capa, Jean-Daniel Guillou, de l'agence Synchro X, et Marie-Agnès Peleran, de France 3, ont été détenus pendant une dizaine de jours avant d'être libérés et évacués vers la France. Quelques jours après le démarrage de cette affaire, une équipe de BFM TV, qui s'était rendue sur place, a été interpellée quelques heures.

En toute fin d'année, cinq journalistes français ont été arrêtés en moins de dix jours. Le 16 décembre, Gwenlaouen Le Gouil, cameraman indépendant, était kidnappé dans la région du Puntland, en Somalie, alors qu'il tournait un reportage sur l'émigration clandestine. Ses ravisseurs, une bande armée qui réclamait une rançon de 70 000 dollars, ont fini par le relâcher le 24 décembre.

Le 17 décembre, Pierre Creisson et Thomas Dandois, journalistes de l'agence Camicas Productions, ont été arrêtés au Niger. Ils étaient en train de terminer un reportage, pour Arte, sur la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) dans le nord du pays. Quatre jours plus tard, ils ont été inculpés "d'atteinte à la sûreté de l'Etat". Ils sont toujours détenus et encourent la peine de mort. Un autre journaliste français, François Bergeron, a été détenu pendant plus d'un mois au Niger, à l'automne 2007, pour les mêmes raisons.

Et le 24 décembre, dans l'après-midi, c'est une équipe d'une société de production travaillant pour France 24 qui a été arrêtée au Sri Lanka. Il leur était reproché d'avoir pris illégalement des images d'un barrage routier, près d'un centre de détention. Ils ont été libérés deux jours plus tard.

Au cours de l'année 2007, des correspondants permanents et des envoyés spéciaux français ont été empêchés de travailler dans plusieurs pays, notamment en Chine et en Birmanie. Au Viêt-nam, une journaliste française a été détenue pendant plusieurs jours après avoir couvert une réunion d'un parti d'opposition interdit. En Iran, une journaliste franco-iranienne est retenue contre son gré dans le pays. Les autorités ne veulent pas lui rendre son passeport. Elle avait recueilli les témoignages de familles d'intellectuels assassinés à la fin des années 90.

A la frontière turco-irakienne, une équipe de l'agence Capa et un journaliste du Monde ont été interpellés quelques heures alors qu'ils souhaitaient passer au Kurdistan irakien pour filmer des images des affrontements entre l'armée turque et les militants de la rébellion du PKK. En Afghanistan, Claire Billet, de l'agence Hamsa Press, a été brièvement interpellée, puis "blacklistée" à la demande de l'armée américaine.

Les employés étrangers des médias français n'ont pas été mieux lotis. Jaime Razuri, photographe péruvien de l'Agence France-Presse (AFP), a été retenu en otage pendant une semaine à Gaza, avant d'être libéré sain et sauf. Le correspondant de Radio France Internationale (RFI) en Guinée-Bissau, Allen Yero Embalo, a dû fuir son pays en milieu d'année, sous la menace. Il avait enquêté sur le narcotrafic et les complicités au sein de l'appareil d'Etat. Le correspondant local du Figaro en Algérie, Arezki Aït-Larbi, a été interpellé à l'aéroport d'Alger, en avril, alors qu'il s'apprêtait à se rendre en France. Les autorités ont invoqué une affaire de diffamation datant de... 1997.

Enfin, le correspondant de RFI au Niger, Moussa Kaka, également correspondant de Reporters sans frontières, est emprisonné depuis le 20 septembre. Il est accusé de "complicité de complot contre l'autorité de l'Etat" pour avoir eu des "contacts réguliers" avec la rébellion touareg.

Par ailleurs, des dizaines de journalistes français ont essuyé des refus de visas pour se rendre à l'étranger, notamment en Algérie, en Birmanie et en Chine. Et des journaux français ont été interdits de distribution en Egypte, au Liban, en Tunisie et en Turquie.

Le nombre de journalistes tués a augmenté de 244 % en cinq ans

Au moins 86 journalistes ont été tués dans le monde en 2007. Depuis 2002, ce nombre est en augmentation constante. En cinq ans, il est passé de 25 à 86, correspondant à une hausse de 244 %. Il faut remonter à 1994 pour trouver un chiffre plus élevé. Cette année-là, 103 journalistes avaient trouvé la mort dont près de la moitié pendant le génocide au Rwanda, près d'une vingtaine en Algérie, victimes de la guerre civile, et une dizaine en ex-Yougoslavie.

Plus de la moitié des journalistes tués en 2007 l'ont été en Irak.

La réaction de Reporters sans frontières :

"Aucun pays n'a jamais connu un aussi grand nombre de journalistes tués que l'Irak. Depuis l'invasion américaine, en mars 2003, au moins 207 professionnels des médias y ont été tués. Ni la guerre du Viêt-nam, ni le conflit dans l'ex-Yougoslavie, ni même les massacres en Algérie ou le génocide rwandais n'avaient fait autant de victimes parmi les professionnels de la presse."

"Il faut absolument que les autorités irakiennes et américaines - qui elles-mêmes se sont rendus coupables de violences graves envers des journalistes - prennent des mesures pour tenter de juguler cette violence. Les journalistes irakiens ne sont pas victimes de balles perdues, ils sont délibérément pris pour cibles par des groupes armés. Le gouvernement irakien ne peut pas mettre fin soudainement à la violence qui sévit dans le pays. Mais il peut, en revanche, adresser un signal fort aux assassins en faisant tout son possible pour les rechercher et les traduire en justice."

"La Somalie et le Pakistan n'avaient pas compté autant de journalistes tués depuis plusieurs années. La Somalie continue de ressembler à un far-west où triomphe la seule loi du plus fort. Les médias y sont des cibles faciles. Au Pakistan, les journalistes sont pris entre les feux croisés de l'armée, des groupes islamistes et des organisations criminelles. Seule bonne nouvelle cette année, il n'y a pas eu de journalistes assassinés en raison de leur travail en Colombie. C'est la première fois depuis quinze ans."

Tous les journalistes tués en Irak (47 victimes), à l'exception d'un reporter russe, étaient de nationalité irakienne. La plupart travaillaient pour des médias irakiens et ont été victimes d'assassinats ciblés. Le mobile est souvent difficile à établir avec précision, mais il est, chaque fois, lié au travail des victimes ou à la nature du média qui les emploie. Les groupes armés visent les journalistes des médias proches d'un courant religieux différent du leur et ceux qui collaborent avec les organes de presse étrangers ou financés par des fonds étrangers.

Pour ne rien arranger, les autorités font preuve d'un immobilisme inquiétant. Le gouvernement irakien n'a, pour le moment, trouvé aucune réponse efficace à cette violence. L'une des rares propositions faites par les dirigeants du pays a été de permettre aux journalistes de s'armer à leur tour, pour pouvoir se défendre en cas d'attaque...

En Somalie (8 tués), une vague d'attentats inédite a ponctué l'une des années les plus meurtrières depuis dix ans, au cours de laquelle des insurgés islamistes ont harcelé les troupes du gouvernement de transition et de son allié éthiopien. Dans ce contexte, alors que la presse étrangère évite généralement de se rendre dans l'un des pays les plus dangereux du monde, les journalistes somaliens, en première ligne, ont été les victimes de la violence et de l'anarchie.

La moitié des huit journalistes tués en 2007 ont été victimes d'assassinats ciblés, perpétrés par des tueurs à gages. Trois d'entre eux étaient des personnalités importantes du monde des médias, dont le cofondateur de Radio HornAfrik, un célèbre chroniqueur et le directeur du groupe de presse Shabelle Media. Depuis ces assassinats, la plupart des responsables de médias indépendants ont quitté le pays par crainte d'être les prochains sur la liste. Les journalistes de Mogadiscio craignent que leur ville ne devienne un "petit Bagdad".


Au Pakistan (6 tués), les attentats-suicides et les violents combats entre l'armée et les islamistes expliquent en partie l'augmentation du nombre de journalistes tués en 2007. Muhammad Arif, de la chaîne Ary One World, est l'une des 133 victimes de l'attentat-suicide qui a visé l'opposante Benazir Bhutto, en octobre, à Karachi. En avril, un kamikaze qui voulait assassiner un ministre a tué 28 personnes dont Mehboob Khan, un jeune photographe free-lance.

En juin, c'est Noor Hakim, du quotidien en ourdou Pakistan et vice-président de l'Union des journalistes des zones tribales (TUJ), qui a été tué dans un attentat commis dans la zone tribale de Bajaur (Nord-Ouest). Javed Khan, cameraman de DM Digital TV, a été tué alors qu'il couvrait, en juillet, l'assaut sur la Mosquée rouge, à Islamabad, par les forces de sécurité.

Au Sri Lanka (3 tués), l'intensification des combats entre les forces de sécurité et les Tigres tamouls s'est accompagnée d'une sale guerre menée par les militaires et les paramilitaires contre les journalistes tamouls, notamment à Jaffna. En 2007 encore, le quotidien Uthayan a été particulièrement visé : un jeune journaliste a été assassiné et un secrétaire de rédaction a été kidnappé. Deux autres reporters ont été tués dans des zones contrôlées par le gouvernement.

En Erythrée (2 victimes), pays placé en dernière position du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, un journaliste est mort en prison. Fessehaye Yohannes, dit "Joshua", l'une des plus grandes figures de la vie intellectuelle du pays, est mort en début d'année 2007, vraisemblablement en raison de conditions de détention extrêmement éprouvantes. Quelques mois plus tard, un autre journaliste, Paulos Kidane, est mort d'épuisement à quelques kilomètres de la frontière avec le Soudan, alors qu'il tentait de fuir son pays. Il n'avait pas supporté d'avoir été incarcéré et torturé l'année précédente.

Moins de collaborateurs de médias ("fixeurs", chauffeurs, traducteurs, techniciens, agents de sécurité, etc.) ont été tués en 2007 que l'année précédente (20 en 2007, contre 32 en 2006).

A la différence d'autres organisations, Reporters sans frontières ne prend en compte que les professionnels des médias dont elle est certaine que leur mort est liée à leur devoir d'informer. Plusieurs cas n'ont pas été comptabilisés, soit parce qu'ils sont encore en investigation, soit parce qu'ils ne relèvent pas du domaine de la liberté de la presse (mort accidentelle ou motivée par d'autres raisons que la profession de la victime).

Deux procès essentiels en 2008

Environ 90 % des assassinats de journalistes restent totalement ou partiellement impunis. Souvent, les gouvernements des pays dans lesquels des journalistes ont été tués parient sur le temps et l'oubli pour protéger les assassins de toute sanction. Reporters sans frontières lutte contre cette impunité en continuant de se mobiliser, année après année, sur des affaires passées.

En 2007, l'organisation a ainsi dénoncé, neuf ans après les faits, le comportement scandaleux des autorités du Burkina Faso qui ont rendu un non-lieu dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo alors qu'il existait des éléments accablants contre des éléments de la garde présidentielle. Elle a également condamné fermement les blocages dans l'enquête sur l'assassinat, en décembre 2004, de son correspondant Deyda Hydara, en Gambie. Là encore, la piste la plus sérieuse mène dans les couloirs du palais présidentiel.

Reporters sans frontières a également demandé l'élargissement du mandat du futur tribunal international pour le Liban à tous les assassinats commis dans le pays depuis 2004, dont ceux des journalistes Gébrane Tuéni et Samir Kassir, tués en 2005.

La réaction de Reporters sans frontières :

"La lutte contre l'impunité des assassins de journalistes est primordiale. Deux procès qui vont se tenir en 2008 sont essentiels. Celui des assassins de Hrant Dink, en Turquie, et celui des assassins d'Anna Politkovskaïa, en Russie. Ces deux crimes, commis aux portes de l'Europe, doivent être résolus de manière exemplaire. Les auteurs matériels comme les commanditaires doivent êtres sévèrement punis. De l'issue de ces deux procès dépend, en partie, l'avenir des journalistes, non seulement turcs et russes, mais également de tous ceux qui mènent des enquêtes sensibles dans des pays dangereux."


Hrant Dink, directeur du magazine turco-arménien Agos, a été tué le 19 janvier 2007 dans une rue d'Istanbul. Vraisemblablement visé par des militants ultranationalistes turcs, le procès de ses assassins présumés, qui doit reprendre le 11 février 2008, devra établir toutes les responsabilités dans cette affaire et faire la lumière sur des complicités éventuelles au sein des forces de l'ordre.

Le procès des assassins d'Anna Politkovskaïa est attendu avec impatience. En pleine année électorale - le scrutin présidentiel est prévu le 2 mars - la Russie doit mettre fin à la longue série d'assassinats de journalistes restés impunis. Dix-huit journalistes ont été tués depuis l'élection de Vladimir Poutine à la présidence, en mars 2000. Anna Politkovskaïa est la dernière en date. Un seul de ces assassinats a été élucidé et ses responsables traduits en justice.

Plus de deux journalistes arrêtés chaque jour en 2007

Au 1er janvier 2008, 135 journalistes étaient emprisonnés dans le monde. Ce chiffre ne varie guère depuis quelques années. Les journalistes libérés sont aussitôt remplacés par de nouveaux détenus. Au total, 887 journalistes ont été privés de leur liberté au cours de l'année 2007. C'est au Pakistan que Reporters sans frontières a recensé le plus grand nombre de cas d'interpellations de journalistes : 195. Viennent ensuite Cuba, avec 55 arrestations et l'Iran, avec 54.

La réaction de Reporters sans frontières : "Une trentaine de gouvernements dans le monde continuent de faire jeter en prison les journalistes qui les dérangent. Pour ces dirigeants d'un autre temps, l'emprisonnement reste la seule réponse aux critiques formulées par les hommes et les femmes de presse. Nous demandons la libération immédiate des 135 journalistes emprisonnés dans le monde."
"A la menace des emprisonnements, il faut désormais ajouter celle des kidnappings. Le nombre de prises d'otages de journalistes a augmenté en 2007. En Irak et en Afghanistan, le kidnapping est devenu une pratique courante et plusieurs journalistes ont été exécutés par leurs ravisseurs. Les gouvernements doivent lutter contre ce phénomène en traduisant en justice les responsables de ces enlèvements."


La Chine (33 journalistes emprisonnés) et Cuba (24) sont, depuis quatre ans maintenant, les deux plus grandes prisons du monde pour les professionnels de la presse. Les gouvernements de Pékin et de La Havane libèrent les journalistes au compte-gouttes, à la fin de leur peine. Et d'autres les remplacent aussitôt.
En Azerbaïdjan, sept nouveaux journalistes ont été arrêtés en 2007, portant à huit le nombre total de détenus. Cette situation, nouvelle dans le pays, reflète une vraie dégradation de la situation de la liberté de la presse et un durcissement des autorités envers les journalistes les plus critiques.

Aux 135 journalistes emprisonnés, il faut ajouter 65 cyberdissidents détenus pour s'être exprimés sur la Toile. La Chine conserve son leadership dans cette course à la répression avec 50 cyberdissidents derrière les barreaux. Huit autres sont en prison au Viêt-nam. En Egypte, le jeune internaute Kareem Amer a été condamné à quatre ans de réclusion pour avoir critiqué le chef de l'Etat sur son blog et dénoncé la mainmise des islamistes sur les universités du pays.

L'emprisonnement n'est pas le seul moyen de priver un journaliste de sa liberté. En 2007, au moins 67 professionnels des médias ont été kidnappés dans quinze pays. La zone la plus risquée reste l'Irak, où 25 journalistes ont été enlevés depuis le début de l'année 2007. Dix otages ont été exécutés par leurs ravisseurs. En Afghanistan, les deux collaborateurs du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo, enlevés en mars 2007, ont été tués par leurs ravisseurs. Au Pakistan, cinq journalistes ont été kidnappés, dont certains par les forces de sécurité elles-mêmes, avant d'être relâchés sains et saufs.

Au moins 14 journalistes sont actuellement retenus en otages, tous en Irak.

Plus de 2600 sites et blogs censurés

Des gouvernements comme la Chine, la Birmanie ou la Syrie tentent de faire du Web un Intranet, un réseau limité aux seuls échanges à l'intérieur du pays, entre les personnes dûment autorisées. Au moins 2676 sites Internet ont été fermés ou suspendus dans le monde en 2007. La majorité de ces sites étaient des forums de discussion.

La censure la plus forte a eu lieu avant et pendant le 17e Congrès du Parti communiste chinois. Quelque 2500 sites, blogs et forums ont été interdits en quelques semaines. La Syrie s'est également illustrée en bloquant plus d'une centaine de sites et de services Internet en fin d'année 2007. Le réseau social Facebook, le service d'e-mail Hotmail ainsi que le logiciel de téléphonie Skype, sont inaccessibles. Tous trois sont accusés par le gouvernement de Damas d'avoir été infiltrés par les services secrets israéliens.

En octobre 2007, pendant les manifestations des moines birmans, la junte militaire de Rangoon a tenté de tarir le flot d'informations qui sortaient du pays via Internet, en coupant purement et simplement l'accès à la Toile. Des sites critiques envers le régime, la censure s'est étendue à tous les moyens de communication : caméras, appareils photo, téléphones portables, etc.
La réaction de Reporters sans frontières : "Dans certains pays, Internet est désormais autant censuré que la presse traditionnelle. La Chine est le plus grand censeur du Web sur la planète. La cyberpolice fait preuve d'un zèle inquiétant avant chaque événement politique d'ampleur. En 2007, c'est au cours des mois qui ont précédé l'ouverture du Congrès du Parti communiste chinois que les censeurs ont été les plus actifs. Environ 2500 sites et blogs, dont un grand nombre étaient de nature politique, ont été rendus inaccessibles."

le Mercredi 02 Janvier 2008 à 15:24 | Permalien | Commentaires (0)


Aux larmes citoyens

Sa plus belle histoire c'est elle…  Lundi 03 Décembre 2007


Ségolène Royal vient de sortir un livre dont le titre souligne le caractère opportuniste et un rien décalé.

Ségolène Royal sort donc un livre après que ses détracteurs ou ses affidés aient dit et redit leur haine ou leur amour pour l'ex-candidate du PS. Ce livre prépare indéniablement le retour de Ségolène Royal sur l'estrade du PS d'abord, de la scène politique nationale ensuite. Si on en croit les journalistes qui ont lu son livre, elle prend bien soin de se montrer alerte jusque dans les sujets qui la rebutaient telle que l'économie.

Mais pour moi, là n'est pas l'essentiel. Ce que peuvent raconter les politiques n'a strictement aucune importance tant il est vrai qu'ils n'appliquent jamais leur programme et se réservent toujours le droit d'en changer la donne "la faute à l'économie mondiale", "aux auttres" etc.

La campagne de Ségolène faisait écho à celle de Nicolas Sarkozy. Toutes les deux étaient basées sur l'émotionnel et l'égocentrisme. Ségolène Royal tentait de se "faire remarquer" à coups de petits "trucs" parfois ridicules. Je pense notamment à la bravitude. Je pense aux comités de citoyens. Tout cela donnait l'impresssion d'une stratégie de com' axée sur le bon coup plutôt que sur le contenu. À ce petit jeu, Nicolas Sarkozy s'est montré le plus convaincant.

Ce qui me dérange dans le livre de Ségolène Royal c'est évidemment le titre. Barbara est morte il y a dix ans et le titre de son ouvrage reprend une chanson de "la grande dame brune". Un hasard? J'en doute fortement. Plutôt un sens inné de l'opportunisme. Imaginons seulement que nous fêtions la mort de Brassens et on aurait peut-être lu "95% des femmes s'emmerdent en baisant".

La grosse difficulté pour Ségolène Royal est d'affirmer une ambition toute personnelle alors qu'elle a besoin du PS pour arriver à la concrétiser. Pour l'heure, le PS sombre tout doucement. Qui s'intéresse encore à François Hollantde, à Henri Emmanuelli ou encore à Laurent Fabius? Plus personne. De l'autre côté, Nicolas Sarkozy perd l'amour des Français et François Bayrou tente de devenir l'incontournable opposition.

Ce dernier a créé l'instrument de sa bataille: le MODEM. Mais pour réussir il devra compter sur la déstructuration de la gauche telle qu'elle existe. Car celle-ci ne pourra durer longtemps dans cet état. La LCR affirme d'ores et déjà un pôle qui pourrait séduire nombre d'électeurs à défaut de débaucher les têtes de la politique traditionnelle. Le liliputien parti des travailleurs tente lui aussi de capitaliser les fruits de la crise. Quant aux communistes, ils ne savent plus très bien où ils se situent. Faut-il aller à gauche, à droite au centre de la gauche?

Ségolène Royal, dans une pareille partie, est à la fois mal partie: trop individualiste, trop futile. Mais elle a un avantage immense: elle est la seule. Strauss-Khann est éloigné. Fabius n'existe plus. Quant à la gauche du PS, il n'y a plus qu'elle-même pour encore croire en ses chances. Tout est ouvert mais Ségolène Royal devrait arrêter de tenter de toujours prendre l'air du temps et enfin devenir elle-même.

le Lundi 03 Décembre 2007 à 11:02 | Permalien | Commentaires (0)



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Gabriel Xavier Culioli



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